PRIERE


PRIERE

 

VIVRE AVEC UN HOMME QUI NE FAIT PAS LA PRIERE (SALAT).  

LE JUGEMENT DU DELAISSEMENT DE LA PRIERE

Ecrit par Cheikh Salah el-Otheimin
(qu’Allah lui fasse miséricorde)
 

La Question :
Que doit faire l’homme qui a prescrit la prière à sa famille, mais ils ne l’écoutent pas. Peut-il continuer à habiter avec eux, et les fréquenter, ou doit-il sortir de la maison ?

La Réponse :
Si cette famille n’a jamais prié, ce sont des mécréants, des apostats qui ont quitté l’Islam. Et il n’est pas permis d’habiter avec eux, par contre il est dans l’obligation de les prêcher, d’insister et de persister, peut être qu’Allah les guidera. Car celui
qui délaisse la prière est mécréant (qu’Allah nous protége). Et ceci par les preuves tirées du Livre (le Coran), de la Sunna (actes et paroles du prophète), des paroles des compagnons et du raisonnement juste.

Pour ce qui est de la preuve du Coran, la parole du Très-Haut au sujet des polythéistes :
« Mais s’ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, ils deviendront vos frères en religion. Nous exposons intelligiblement les versets pour des gens qui savent. » sourate At-Tawbah (le repentir) versets 11
Ce qui est compris du verset est que ceux qui ne l’accomplissent pas, ne sont pas nos frères. La fraternité religieuse ne s’annule pas avec les péchés mais elle s’annule avec la sortie de l’Islam.

Pour ce qui est de la Sunna, la parole du prophète (que la paix est la bénédiction d’Allah soit sur lui) :
« Entre l’Homme, et entre la mécréance et l’association il y a le délaissement de la prière. » (authentifié par Mouslim)
Et sa parole dans le hadith (parole du prophète) rapporté par Bourida (qu’Allah soit satisfait de lui) :
« Le pacte qu’il y a entre nous et eux est la prière celui qui la délaisse a mécrut. »

Pour ce qui est de la parole des compagnons :
Le prince des croyants, ‘Omar (qu’Allah soit satisfait) de lui a dit :
« Pas de portion dans l’Islam pour celui qui délaisse la prière »
Et la portion, la part est ici indéfini qui dans sa forme est l’annulation générale, pas une part qu’elle soit petite ou grande.
Et Abdallâh Ibn Chaqiq a dit : les compagnons du prophète (que la paix et la bénédiction soit sur lui) ne voyaient aucun délaissement d’oeuvres comme mécréance sauf la prière.

Pour ce qui est du raisonnement juste :
Est-il possible de penser qu’un homme ayant un grain de moutarde de foi, connaissant l’importance de la prière et l’intéressement d’Allah pour elle, puis, resterai sur son délaissement ?! Ceci est impossible.
Et j’ai étudié les preuves sur lesquelles s’appuient ceux qui disent qu’il ne mécroit pas, j’ai trouvé qu’elles ne sortaient pas de ces quatre cas :

1. Soit elles sont aucunement une preuve
2. Ou elles sont limitées par des caractéristiques incompatibles avec le délaissement de la prière.
3. Ou elles sont limitées dans un cas où le délaissement de la prière est excusable.
4. Ou elles sont générales et on les spécifies par le hadith de celui qui délaisse la prière.

Et si il a été démontré que celui qui délaisse la prière est mécréant alors certes on lui appliquera les règles de l’apostat.
Et il n’a pas été mentionné dans les textes que celui qui délaisse la prière est croyant ou qu’il rentrera au paradis et qu’il est sauvé de l’enfer. Ou quelque chose dans ce style qui nous pousse à expliquer la mécréance avec laquelle est jugée le
délaissement de la prière, en disant que c’est de la mécréance du bienfait ou de la mécréance qui ne fait sortir de l’Islam…

Ces règles sont :
Premièrement : Il n’est pas permis de le marier et si l’acte de mariage a été fait alors qu’il ne prie pas, l’acte est non valable.
Et son épouse ne lui est pas permise, pour la parole du Très-Haut :
«si vous constatez qu’elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu’épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu’époux] pour elles. » sourate Al-Mumtahanah (l’éprouvée) verset 10
Deuxièmement : S’il délaisse la prière après s’être marié, son contrat de mariage est abrogé et son épouse ne lui est plus permise d’après le verset qu’on a cité, et pour le classement connu chez les gens de science. Et que ceci soit avant la consommation du mariage ou après.
Troisièmement : Et cet homme qui ne prie pas, s’il égorge son sacrifice est inconsommable et pourquoi ? parce que son sacrifice est illicite. Alors que si un juifs ou un chrétien égorge , il nous est permis de manger de son sacrifice. Son sacrifice
(qu’Allah nous protége) est alors plus impure que celui du juif et du chrétien.
Quatrièmement : il ne lui est pas permis de rentrer à la Mecque ou dans les limites de sa sacretée, pour la parole du Très- Haut :
« Ô vous qui croyez ! Les associateurs ne sont qu’impureté : qu’ils ne s’approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci. » sourate At-Tawbah (le repentir) verset 28
Cinquièmement : si un des ses proches meurt il n’a pas de droit dans l’héritage. Par exemple : un homme meurt et il a un fils qui ne prie pas ( l’homme est musulman et prie et son fils non) et le fils de son oncle lointain prie. Qui va l’hériter ? Le fils
de son oncle lointain et non son fils d’après la parole du prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui) dans le hadith d’Oussama :
« Le musulman n’hérite pas d’un mécréant et un mécréant n’hérite pas d’un musulman »
(authentique)
et d’après sa parole (que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui) :
« Faite suivre les héritages à ses ayants droits et ce qui reste au plus proche male »
(authentique)
Et cet exemple s’applique sur tous les héritages
Sixièmement : s’il meurt, il n’est pas lavé et il n’est pas recouvert et on ne prie pas sur lui. Et il n’est pas enterré avec les musulmans, dans ce cas que faisons nous de lui ? On le prend dans le désert, on creuse pour lui et on l’enterre avec ses habits
car il n’a rien de sacré. Et c’est pour cela qu’il n’est pas permis à une personne chez qui il y a eu un décès alors qu’elle sait que le mort ne prié pas, de le présenter aux musulmans pour qu’ils prient sur lui.
Septièmement : Il (celui qui délaisse la prière) sera réuni le jour du jugement dernier avec Pharaon, et Hamann et Quaaron et Oubay ibn khalef, les têtes de la mécréance (qu’Allah nous protége) et il ne rentrera pas au paradis. Et il n’est pas permis à
une personne de sa famille d’invoquer pour lui la miséricorde et le pardon car c’est un mécréant qui ne mérite pas (les invocations) pour la parole du Très-Haut :
« Il n’appartient au prophète et aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu’ils leur sont apparus clairement que ce sont des gens de l’enfer. » Sourate At-Tawbah (le repentir) verset 113

Ce sujet, ô frères est très dangereux et c’est bien dommage que certaines personnes le négligent. Et laissent dans leur foyer celui qui ne prie pas et ceci n’est pas permis. Et Allah est le plus savant.

Et que la paix et la prière soit sur notre prophète, sur sa famille et sur tout ses compagnons.

Traduit par l’association Aux Sources de l’Islam

 
 

Soujoûd at-Tilâwa ou prosternation de lecture  


Soujoûd at-Tilâwa

 

A) La Prosternation en cours de récitation :

Soujoûd at-Tilâwa = سُجُودُ التـّـلاوَةِ

Définition

– C’est la prosternation que l’on effectue lorsque l’on récite le Coran qu’on soit en prière ou non.

– Elle se compose d’une seule Sajdat avec un Takbîr (sans Takbîrat al-Ihrâm)

Elle est recommandée et non obligatoire

. Selon l’avis majoritaire, il s’agit d’une Sounna.

Sont concernés par cette prosternation, le récitant et l’auditeur.

– Dans le cadre d’un cours, la prosternation n’a pas lieu après le verset concerné s’il est répété plusieurs fois.

Conditions

– Ce sont les mêmes conditions que la prière : les ablutions, l’absence d’impuretés sur soi, être dans la direction de la Qibla
– Il n’y a pas de Dou‘â’ spécifique.
– Pas de Takbîrat al-Ihrâm
– Pas de Taslîm (Salâm final)

Les 11 prosternations (selon l’école malikite):

1. Après le verset 206 de la sourate 7 (الأعْرافُ)
2. Après le verset 15 de la sourate 13 (الرَّعْدُ)
3. Après le verset 50 de la sourate 16 (النـَّحْلُ)
4. Après le verset 109 de la sourate 17 (الإسْراءُ)
5. Après le verset 58 de la sourate 19 (مَرْيَمُ)
6. Après le verset 18 de la sourate 22 (الحَجّ ُ)
7. Après le verset 60 de la sourate 25 (الفـُرْقانُ)
8. Après le verset 26 de la sourate 27 (النـَّمْلُ)
9. Après le verset 15 de la sourate 32 (السـَّجْدَة ُ)
10. Après le verset 24 de la sourate 38 (ص)
11. Après le verset 37 de la sourate 41 (فـُصِّلـَتْ)[FONT=’Times New Roman’,’serif’][1][/font]

Recommandations

– Il est recommandé à l’imam de prononcer le verset à voix haute même si c’est une prière en silence, afin d’informer les fidèles derrière lui qu’il s’agit d’un Soujoûd at-Tilâwa, et ce, sans faire As-Soujoûd al-Ba‘dî ou As-Soujoûd al-Qablî.

– Il est recommandé au fidèle de suivre l’imam; mais s’il est ne le suit pas, la prière est quand même valable.

– Il est recommandé au fidèle de se prosterner même s’il a dépassé le verset indiquant la Sajdat d’un ou deux versets.

– Il est interdit au fidèle de revenir en position debout pour faire ensuite Soujoûd at-Tilâwa, s’il a oublié de le faire après la récitation du verset indiquant la Sajdat et qu’il s’en souvient alors qu’il est en Roukoû‘. En effet, on n’interrompe jamais une obligation pour une Sounna. Ceci vaut pour les prières obligatoires.

– Si cela se produit lors d’une prière surérogatoire (النـَّافِلـَة ُ), il est recommandé, après avoir terminé sa Rak‘a, de reprendre, dans la Rak‘a suivante, la récitation, après la Fâtiha, du verset indiquant la Sajdat pour accomplir Soujoûd at-Tilâwaqu’il a oublié dans la Rak‘a précédente.

– Qu’il s’agisse d’une prière obligatoire ou surérogatoire, il est recommandé au fidèle qui est encore debout et qui, une dizaine de versets après, s’aperçoit qu’il a oublié de faire Soujoûd at-Tilâwa, de reprendre la récitation du verset indiquant la Sajdat pour faire Soujoûd at-Tilâwa aussitôt après et poursuivre sa prière normalement. Il peut alors reprendre la suite de la récitation ou s’incliner selon sa convenance. On ne doit ni As-Soujoûd al-Ba‘dî ni As-Soujoûd al-Qablî.

– Il est recommandé au fidèle de ne pas arrêter sa récitation au milieu du verset indiquant la Sajdat, mais de le terminer jusqu’au bout et faire alors Soujoûd at-Tilâwa, puis une fois debout, de réciter encore un peu de Coran avant le Roukoû‘ .

Il est recommandé au fidèle qui récitele verset 206 de la sourate 7 (الأعْرافُ) de réciter également le verset suivant s’il est debout en prière et avant de se prosterner. En effet, le verset indiquant la Sajdat est le dernier de la sourate. Il est donc recommandé de réciter le 1er verset de la sourate 8 (الأنـْفالُ) ou le verset d’une autre sourate s’il ne le connaît pas.

Désapprobations (المَكـْرُوهات)

– Dans le cas d’une prière obligatoire, il est déconseillé au fidèle de réciter un verset indiquant la Sajdat dans le but unique de se prosterner.

– En revanche, c’est autorisé dans une prière surérogatoire.

– Il est déconseillé au fidèle en prière de dépasser le verset de la Sajdat sans se prosterner, de même que s’il est en dehors de la prière alors qu’il a le Woudoû’.

– En dehors de la prière, il est interdit au fidèle de réciter un verset indiquant la Sajdat au moment où il est justement interdit de faire une Nâfila (Chouroûq et Ghouroûb : lever et coucher du soleil ).

Il est déconseillé de faire Soujoûd at-Tilâwa au moment duprêche du vendredi.

[FONT=’Times New Roman’,’serif’][1][/font] Il existe un avis minoritaire selon lequel la 11ème prosternation s’effectue après le verset 38 de la sourate 41 (فـُصِّلـَتْ)
__________________
Allâhou alam

 
 

Les règles concernant la prière de « al-’Aîd »  

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn (rahimahullâh)– Le samedi 6 novembre 2004, par Ismail Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Question :

Quelles sont les règles de « al-’Aîd » [la fête] et les traditions [Sounnan] qui y sont liées ?

Réponse :

Allâh a disposé plusieurs règles sur « al-’Aîd » qui sont :

1) – Qu’il est fortement recommandé que les gens fassent le « takbîr » [glorification d’Allâh] pendant la nuit de « al-’Aîd », du coucher du soleil du dernier jour de Ramadhân jusqu’à ce que l’imâm vienne accomplir la prière. La façon de faire le « takbîr » se présente comme suit :
« ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, La ilaha illa ALLâh, ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, wa LiLLeh il-Hamd »
[1]

Ou dire trois fois comme ceci :

« ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, La ilaha illa ALLâh, ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, ALLâhu Akbar, wa LiLLeh il-Hamd »
Et tout cela est permis.

Et il leur est demandé que les voix soient élevées pour ceux qui récitent ce « Dhikr », dans les marchés, les mosquées et les maisons, mais les femmes ne doivent pas élever leurs voix.

2) – Qu’il mangent un nombre impair de dattes avant de sortir pour la prière de « al-’Aîd », car le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) n’a pas entamé le jour de « al-’Aîd » jusqu’à ce qu’il eût mangé un nombre impair de dattes. Il doivent se limiter à un nombre impair comme le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) l’a fait.

3) – Ils doivent porter leurs meilleurs vêtements, et cela est pour les hommes. Quant aux femmes, elles ne doivent pas porter de beaux vêtements quand elles sortent pour le lieu de prière de « al-’Aîd », car le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Laissez-les sortir de manière décente » [2] cela veut dire : dans des vêtements habituels [coutumiers] qui ne sont pas des vêtements extravagants.
Il est interdit [Harâm] pour elles de sortir parfumées et maquillées.

4) – Il est recommandé [Mustahab] selon certains savants que les gens fassent le « Ghousl » [les grandes ablutions] pour la prière de « al-’Aîd », parce qu’il est raconté sur le sujet que certains anciens [Salafs] l’ont fait. « al-Ghousl » [les grandes ablutions] pour « al-’Aîd » est « mustahab » [recommandé], comme il est prescrit pour le « Djumu’ah » [la prière du vendredi] parce que l’on va rencontrer des gens. Et si les gens font le « Ghousl » pour cette occasion, alors cela est bon [Djayd].

5) – La prière de « al-’Aîd ». Les Musulmans se sont unanimement consentis sur le fait que la prière de « al-’Aîd » est légiférée. Certains parmi eux disent : c’est une Sounnah. D’autres disent : c’est une obligation communautaire [Fardh al-Kifâyah]. Et d’autres encore parmi eux disent : c’est une obligation individuelle [Fardh al-’Ayn], et que celui qui l’a délaisse est un pécheur. Ils ont cité comme principe le fait que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a ordonné aux femmes vierges et [les femmes] célibataires, ce qui veut dire, celles qui ordinairement ne sortait pas, d’assister à la prière de « al-’Aîd », mais que celles qui avaient leurs règles [al-Haydh] devaient rester loin du lieu de prière, car il n’est pas permis [à une femme] ayant ses règles de rester dans la mosquée ; il lui est certes permis de traverser [la mosquée] mais pas de s’y installer.
Ce qui me semble le plus évident sur la base de preuve [ad-Dalîl], c’est que [la prière de « Aîd »] est une obligation individuelle [Fardh al-’Ayn], et qu’il est obligatoire à chaque homme d’assister à la prière de « al-’Aîd » à l’exception de ceux qui ont une excuse valable. Et cela est aussi la position de SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh).

[…]

L’imâm récite dans la première rak’ah : « Sabbih isma rabbika al-A’ala » [3] et dans la deuxième rak’ah : « Hal atâka hadîth ul-ghâchiyah » [4]. Ou il peut réciter la Sourate « Qaf » dans la première raka’ah et la Sourate « al-Qamar » dans la seconde. Les deux choix ont été authentifiés dans des traditions provenant du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam).

6) – Quand « al-Djumu’ah » [la prière du vendredi] et « al-’Aîd » tombent le même jour, la prière de « al-’Aîd » doit être maintenue, comme doit être maintenue la prière de « al-Djumu’ah », comme l’indique le sens apparent du hadîth de an-Nu’mân Ibn Bashîr rapporté par Muslim dans son Sahîh. Ceci dit, ceux qui assistent à la prière de « al-’Aîd » avec l’imâm peuvent aussi assister à [à la prière] du « Djumu’ah » s’ils le souhaitent, ou ils peuvent prier « adh-Dhuhr » [la prière du zénith].

7) – Parmi les règles de la prière de « al-’Aîd », et cela d’après un grand nombre de gens de science [Ahl al-’Ilm], si une personne vient au lieu de prière de « al-’Aîd » avant que l’imâm ne vienne, il doit s’asseoir et il ne doit pas prier deux raka’ah, car le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a prié « al-’Aîd » en deux raka’ah, et il n’a pas fait de prière ni avant ni après. [5]

D’autres parmi les gens de science sont d’avis que quand une personne vient [à la prière de la fête] elle ne doit pas s’asseoir avant d’avoir accomplit deux raka’ah, car le lieu de prière de « al-’Aîd » est une mosquée [Masdjid], c’est la preuve de l’interdiction pour les femmes qui ont leurs menstrues [de s’y rendre], donc cela relève du même jugement que pour la mosquée, ce qui indique que [le lieu de prière de la fête] est une mosquée. Ce qui entre dans la signification générale de la parole du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) : « Si l’un de vous entre dans la mosquée, qu’il ne s’assoit pas avant d’effectuer deux raka’ah ». [6]

Quant au fait que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) n’a pas fait de prière ni avant ni après la prière de « al-’Aîd », cela est dû au fait qu’il arrivait quand la prière [de la fête] avait commencé.

Ainsi donc, il est démontré que nous devrions prier « Tahiyyat al-Masjid » [les deux unités de prière de salutation de la mosquée] sur le lieu de prière de « al-’Aîd », comme pour ce qui est du cas de toutes les mosquées, car si nous supposons du hadîth qu’il n’y a pas de « Tahiyyat al-Masjid » pour le jour de « al-’Aîd », alors nous dirions qu’il n’y a pas pour la prière du Vendredi de « Tahiyyat al-Masjid », car quand le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) est arrivé à la mosquée du Vendredi [Masdjid al-Djumu’ah], il faisait la « khoutbah » [Sermon] ensuite il priait les deux raka’ah, et puis il priait la Sounnah régulière du Vendredi dans sa maison, il n’a donc pas fait de prière ni avant ni après [à la mosquée].

Ce qui paraît vraisemblablement le plus juste est que nous devrions prier sur le lieu de prière de « al-’Aîd » les deux raka’ah comme salutation de la mosquée [Tahiyyat al-Masjid], et avec cela nous ne devrions pas réprouver untel ou untel sur cette question, car c’est une question sur laquelle existe des divergences [de la part des savants]. Il ne doit pas y avoir de blâme sur les questions qui sont matière à divergence [de la part des savants], à moins qu’il y ait un texte clair fait de toute clarté. De ce fait, nous ne devrions pas réprouver celui qui prie [Tahiyyat al-Masjid] comme nous ne devrions pas réprouver celui qui s’assied sans prier.

8) – Parmi les règles du jour de « al-’Aîd », il y a « ’Aîd al-Fitr » où l’on doit donner, en ce jour, « Zakât al-Fitr ». Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a ordonné qu’elle devrait être sortit avant la prière de « al-’Aîd ». Il est permis de la sortir un ou deux jours avant cela, sur la base du hadîth de Ibn ’Oumar (radhiallâhu ’anhu) rapporté par al-Bukhârî : « […] Il la donnait un ou deux jours avant la fête de rupture [al-’Aîd]. » [7]. Et si celle-ci est sortit après la prière de « al-’Aîd », elle n’est pas considérée comme « Sadaqat al-Fitr », sur la base du hadîth de Ibn ’Abbâs : « Quiconque la paie avant la prière, c’est une Zakât al-Fitr, et quiconque la paie après la prière, c’est une aumône parmi les aumônes. » [8]. Il est interdit de reporter cette « Zakât al-Fitr » jusqu’à après la prière de « al-’Aîd ». Si celle-la est reporté sans excuse, c’est une Zakâh qui n’est pas acceptée, mais si la personne à une excuse valable tel que le voyage, et qu’elle n’a rien à donner ou personne à qui donner, ou qu’elle attend que sa famille la paie et qu’ils [sa famille] attendent qu’elle la paie, dans ce cas elle devrait la sortir quand cela s’avère être facile pour elle, quand même cela serait fait après la prière, et il n’y a aucun péché sur elle, car elle a une excuse.

9) – Les gens doivent se féliciter les uns les autres, mais le plus souvent cela se traduit par des comportements interdit [Harâm] de la part de beaucoup de personnes, au point que quand des hommes entrent dans les maisons, ils serrent la mains aux femmes dévoilées sans la présence de mahrâm [personne avec qui la femme ne peut se marier]. Certaines choses blâmables peuvent être pires que d’autres encore.

Nous voyons certaines personnes dénoncer ces gens là en refusant de serrer la main à ceux qui ne sont pas leurs mahrâms, mais ce sont bien eux [ceux qui serrent la main] qui sont injustes non pas ces personnes [qui refusent de serrer la main]. Et ce sont eux [ceux qui serrent la main] qui créer cette fracture, non pas ces autres personnes. Mais il leur est obligatoire d’expliquer et de leur dire d’interroger des personnes de confiance parmi les gens de science [afin qu’ils vérifient ces actions]. Elles doivent leur dire ne pas se mettre en colère et de ne pas suivre les coutumes de leurs pères et aïeux, car ce n’est pas une interdiction permise ni même une permission interdite. Elles se doivent de leur expliquer que si elles font cela, elles seront comme pour qui Allâh à dit :

« Et c’est ainsi que Nous n’avons pas envoyé avant toi d’avertisseur en une cité, sans que ses gens aisés n’aient dit : Nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion et nous suivons leurs traces. »
[9]

Certaines personnes ont comme habitude de sortir au cimetière le jour de « al-’Aîd » afin de passer les félicitations aux occupants des tombes [Ashâb al-Qouboûr], mais les occupants des tombes n’ont aucun besoin de toutes ces félicitations, car elles jeûnent pas ni ne prient. La visite des tombes n’est pas spécifique au jour de « al-’Aîd » ou au vendredi ou tout autre jour. Il a été prouvé que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a visité les tombes le soir, comme mentionné dans le hadîth de ’Âisha rapporté par Muslim. Et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Visitez les tombes car elles vous rappelleront l’Au-delà. » [10]

[…]

La visite des tombes est un acte d’adoration [’Ibâdât], et les actes d’adoration [’Ibâdât] n’ont pas lieu d’être à moins qu’ils soient conformes à la « Charî’ah » [La Loi Islamique]. Certes le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) n’a pas spécifié le jour de « al-’Aîd » pour la visite des tombes, donc nous ne devons pas le spécifier non plus.

10) – Que les hommes le jour de « al-’Aîd » s’embrassent les uns les autres, il n’y a pas de mal à cela. Que les femmes embrassent leurs « Mahrâms » [personnes avec qui elles n’ont pas le droit de se marier] il n’y a pas de mal. Cependant, des savants le désapprouvent si ce n’est pour la mère que l’homme embrasse sur la tête ou le front, de même pour sa fille. En dehors de ces deux catégories de personnes parmi les « Mahrâms » l’embrassade doit se faire sur les joues, cela est plus saint.

11) – Il est prescrit pour celui qui sort pour la prière de « al-’Aîd » d’aller par un chemin et de revenir par un autre, en suivant l’exemple du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) [11]. Cette Sounnah [tradition] ne s’applique pas aux autres prières, ni pour « al-Djumu’ah » ou pour toute autre prière, elle est spécifique à « al-’Aîd ». Certains savants voient que cela est aussi légiféré pour la prière du « Djumu’ah » [Vendredi]. Ceci dit, la règle en la question est que : « Toutes action qui trouve sa raison à l’époque du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) et qu’il n’a pas fait, et qui est prise comme un acte d’adoration est considérée comme une innovation [Bid’ah] parmi les innovations. » [12]
Notes
[1] Qui veut dire : « Allâh est le plus Grand, Allâh est le plus Grand, il n’y a de dieu si ce n’est Allâh, Allâh est le plus Grand, Allâh est le plus Grand, et toutes les louanges sont à Allâh »

 

[2] Rapporté par l’Imâm Ahmad, Abû Dâwud[3] Coran, 87

[4] Coran, 88

[5] Rapporté par al-Bukhârî – n°964

[6] Rapporté par al-Bukhârî – n°444

[7] Rapporté par al-Bukhârî – n°1511

[8] Rapporté par Abû Dâwud et al-Hâkim qui a dit : « C’est un hadîth authentique [Sahîh] selon les conditions de al-Bukhârî » et authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh Abî Dâwud – n°1420 » qu’il considère comme bon [hassan].

[9] Coran, 43/23

[10] Rapporté par Muslim – n°978

[11] Rapporté par al-Bukhârî – n°986

[12] Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, vol-16 p.216-222
http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article265

 
 

Pourquoi ne fais-tu pas la prière ?  

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

 

 

 

Pourquoi ne fais-tu pas la prière ?

 

 

 

 

 

 

Quelles excuses présentent ceux qui n’accomplissent pas la prière ?

1ère excuse : « Moi al-hamdoulillah, je ne vole pas, je ne mens pas… je ne pense pas que ça soit si grave que ça. Mieux vaut être comme moi plutôt que faire la prière et en même temps mentir, sortir le soir dans les endroits de turpitude comme j’en connais ! »

 

Allah a dit (sens du verset arabe):

« Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition. » (19/59)

 

Jâbir rapporte : « J’ai entendu le messager d’Allah r dire : « Entre l’homme et la mécréance, il y a l’abandon de la prière. Celui qui la délaisse a mécru ! » (Mouslim) La prière est donc ce qui nous différencie des non-croyants. Celui qui présente cette fausse excuse, se prétend aussi être musulman, mais il n’accomplit pas ce qui nous différencie le plus des non-musulmans : la prière pour Allah seul ! Ce n’est pas le fait de ne pas voler ou de ne pas mentir qui nous différencie en premier lieu des autres religions, car des chrétiens peuvent être meilleurs que des musulmans sur ce point ; mais c’est notre croyance et notre prière qui nous différencie en priorité ! Certes, le mensonge, le vol, la fornication sont de graves péchés, mais l’abandon de la prière reste malgré tout pire que ces péchés. Il n’est pas honnête de condamner une attitude alors que la nôtre est plus à plaindre. Alors, nous conseillons à cette personne de regarder ces péchés avant ceux des autres :

 

Commence par ta personne, en lui interdisant sa déviation,

Si elle cesse d’être déviée, tu es certainement doué de raison.

À cet instant, on acceptera ta parole et un exemple, tu seras.

Ce que tu dis sera pris en compte et ton enseignement servira.

N’interdis point un comportement que toi-même tu commets

Honte à toi si tu effectues ce que toi-même tu condamnais.

 

 

2nde excuse : Je fais trop de bêtises pour pouvoir prier… ce serait de l’hypocrisie de ma part de prier dans cet état ! J’attends donc d’arrêter mes bêtises et je me lance dans la prière.

Allah a dit :

« En vérité la prière préserve de la turpitude et du blâmable. » (29/45);

 

Il dit également :

« Ô vous les croyants ! Cherchez secours dans l’endurance et la prière. » (2/153)

 

C’est la prière qui donne la force d’arrêter ce qui est blâmable, c’est elle qui aide à arrêter tous les vices. C’est donc la prière qui doit  être accomplie avant de pouvoir se délier des péchés et non l’inverse !

 

De plus, Allah a dit :

 

« Et accomplis la prière aux deux extrémités du jour et à certaines heures de la nuit. Les bonnes œuvres dissipent les mauvaises. C’est un rappel pour ceux qui réfléchissent.» (11/114)

 

Le Prophète r a dit : « Les cinq prières sont tel un fleuve passant près de sa porte et où l’on se lave cinq fois par jour […], ainsi sont expiés les péchés. » (Mouslim) Si les prières sont établies entre autres pour nous laver de nos péchés, est-il logique d’attendre de ne plus faire de péchés avant de commencer à prier ?! Cela ressemble à celui qui prétend être trop sale pour se laver ! Ça n’a vraiment aucun sens. D’autant plus, ne pas faire la prière est en soi même un très grave péché…


3ème excuse : Je suis trop jeune, je préfère profiter un peu de ma jeunesse… et de toute façon je compte bien m’y mettre un jour ou l’autre !

Allah a dit :

« Et hâtez-vous vers le pardon de votre Seigneur, et un paradis aussi large que les cieux et la terre, préparé pour les pieux. » (3/133)

 

Selon abou Hourayra, Le Prophète r a dit : « Hâtez-vous de faire les bonnes œuvres, avant les périodes de troubles et de tentation telle une nuit sombre. L’homme croyant le matin, devient mécréant le soir, ou croyant le soir, devient mécréant le matin. Il vend sa religion pour les biens éphémères de ce bas-monde. » (Mouslim)

 

Es-tu sûr que tu vas vivre autant de temps que tu le penses ? Et surtout, es-tu sûr que même si tu « profites » de ta jeunesse, vas-tu ensuite vraiment t’y mettre ? Ne penses-tu pas que tu te mens à toi-même en remettant toujours les choses à demain ? À chaque fois que tu te poses la question, tu te dis: « plus tard, plus tard », mais le jour ou l’Ange de la mort viendra à ta rencontre, cela sera : trop tard ! Ne sais-tu pas que l’islam est une religion qui valorise les bonnes œuvres durant la jeunesse. En effet, le jeune pieux sera sous l’ombre du Trône d’Allah le jour de la résurrection !

 

Ibn Abbas rapporte du Prophète r qu’il a conseillé un homme en ces termes : « Profite de cinq choses (en accomplissant les bonnes œuvres !) avant que cinq autres ne surviennent : de ta vie avant que ta mort ne survienne, de ta bonne santé avant que tu ne tombes malade, de ton temps libre avant d’être occupé, de ta jeunesse avant que ta vieillesse n’ait lieu, de ta richesse avant que d’être touché par la pauvreté. » [Hadith authentique rapporté par El Hakim 306/4]

 

 

4ème excuse : C’est trop tard ! J’ai trop déliré… Allah ne me pardonnera jamais !

Allah a dit :

« Dis: “Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux”. » (39/53)

 

Selon Abou Moûssa Al Ach’arî, le prophète r a dit : « Allah exalté tend Sa Main la nuit pour accepter le repentir du pécheur du jour et le jour pour accepter le repentir du pécheur de nuit ; et ce, jusqu’à ce que le soleil se lève de l’Occident. » (Mouslim)

Si Allah et Son messager te disent qu’il n’est pas trop tard, comment croire qu’Allah ne te pardonnera jamais ! Remets-toi en question et reviens à Allah maintenant sans tarder !


5ème excuse : Je suis débordé, franchement pour l’instant je n’ai pas le temps. Et d’abord ne dit-on pas : « le travail, c’est l’adoration ! »

Allah a dit :

 

« La promesse d’Allah est vérité. Que la vie présente ne vous trompe donc pas, et que le Trompeur (Satan) ne vous induise pas en erreur sur Allah ! » (31/33)

 

Selon abou Hourayra, le Prophète r a dit : « Malheur à l’esclave du dinar, du dirham et des vêtements de luxe ! » (Al-Boukhâri)

 

Si on suppose que l’on accomplisse chaque prière en 5 minutes qu’on multiplie par 5 prières quotidiennes, on obtient un total de 25 minutes par jour, soit à peu près une minute par heure ! Qui d’entre nous serait assez avare pour refuser à son Créateur 1 minute par heure ?!

 

Quant à la phrase qui est dite à tort et à travers : « le travail, c’est l’adoration » ne provient ni du Coran ni de la sounna, et elle prête vraiment à rire ! Si le travail qui est en soi une chose honorable occupe au point de ne pas avoir le temps de donner 5 minutes à ton Créateur, alors c’est vrai tu dois être en pleine adoration : l’adoration de Satan, l’adoration de l’argent… mais certainement pas celle d’Allah…

 

6ème excuse : J’ai peur d’arrêter… on m’a dit que si on commence la prière et que l’on s’arrête, c’était pire que de n’avoir rien fait.

Allah a dit :

« Quiconque fait un bien fut-ce du poids d’une fourmi, le verra. » (99/7).

 

Le Prophète r a dit: « Craignez Allah, ne serait-ce que par (le fait d’offrir) une demi-datte ». Comment celui qui essaye d’obéir à Allah et n’y arrive pas pourrait-il être pareil ou même pire que celui qui ne tente rien ?! Dire de telles choses est vraiment un mensonge évident… Celui qui fait la prière un jour puis s’arrête serait-il égal à celui qui ne s’est jamais prosterné ?
Que fait-on lorsqu’un bébé apprend à marcher et tombe puis retombe ? lui dit-on : Arrête de vouloir marcher tu vas encore tomber ! Mais non ! ON L’ENCOURAGE ! Il est stupide d’empêcher son bébé de marcher par ce qu’on a peur qu’il tombe encore… Il est aussi stupide de ne pas prier par ce qu’on a peur d’arrêter !

 

7ème  excuse : La foi, c’est dans le cœur.

Allah a dit :

« Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver qui de vous est le meilleur en œuvres. » (67/2)

Si nous sommes sur terre, c’est bien pour prouver notre foi justement. Et comment ? Avec nos actes. C’est bien beau de dire à quelqu’un : « je t’aime », mais si tes actes ne suivent pas, il s’apercevra vite fait que c’est du mensonge… Il est plutôt juste de dire que la foi est ce qui est solidement ancré dans le cœur et qui est prouvé par les actes…

 

8ème  excuse : Moi j’aimerais bien faire la prière, mais bon j’ai un problème aux genoux.

Allah a dit :

« Allah veut vous alléger (les obligations), car l’homme a été créé faible. » (4/28)

 

Selon ‘Imrân ibn Houssayn, le Prophète a dit r: « Prie debout, si tu ne peux pas alors (prie) assis, si tu ne peux pas alors (prie) sur le côté. » (Al-Boukhâri, Mouslim)

 

L’Islam c’est la facilité ! Le malade n’a pas à souffrir pour accomplir la prière, car Allah l’a facilitée, de même quand on est en voyage ce qui souvent est épuisant, alors on raccourcit notre prière. Quand on ne trouve pas d’eau pour se purifier, alors on peut le faire avec de la terre. Tout cela pour que l’on n’éprouve aucune peine dans nos adorations !

 

On voit bien qu’il n’y a donc aucun argument plausible pour celui qui ne pratique pas la prière. Ne vous faites pas avoir par les ruses de Satan et ses illusions.

 

Allah est bien véridique quand il dit :

« La ruse du Diable est certes, faible. » (4/76)

 

Que ceux qui ne pratiquent pas encore la prière se demandent donc pourquoi… les autres sont-ils meilleurs que moi ? Sont-ils plus intelligents que moi ? Pourquoi eux, et pas moi ? Pourquoi ??? Il n’y a de pouvoir ni de puissance qu’en Allah.

 Conclusion :

Le Prophète r a dit : « Le premier devoir dont l’homme est appelé à rendre compte le jour de la Résurrection est la prière. Notre Seigneur auquel rien n’échappe, s’adressant aux anges leur dira : « Voyez si la prière de mon serviteur est parfaite.  Si elle l’est, inscrivez-la lui parfaite. Si mon serviteur a des prières surérogatoires, comblez avec les imperfections. Ainsi, il en sera pour tous ses actes. » (Abou Dawoud)

 

Que présenteront ceux qui n’ont ni prières obligatoires à leur actif et a fortiori ni prières surérogatoires !!! Réfléchissez, mes chers frères et sœurs, et commencez à faire la prière ! 

 

Revu et ajouté par Abou Hamza Al-Germâny

 

 

              Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

http://www.islamhouse.com

 http://www.islamhouse.com/p/142850  

L’islam à la portée de tous !

 
 

Les règles de convenance relatives à la prière du vendredi  

Les règles de convenance relatives à la prière du vendredi

Ces règles sont au nombre de quinze :

La première : se préparer dès jeudi en lavant ses vêtements et son corps.

La deuxième : se laver dans la matinée du vendredi conformément à ce qui est rapporté dans les deux Recueils Authentiques (as-Sahîhân) et ailleurs.

La troisième : se parer en nettoyant ses vêtements, en coupant ses ongles, en utilisant du siwâk etc… parmi ce qui a été indiqué précédemment à propos de l’enlèvement des déchets. Il convient également de se parfumer et de mettre ses meilleurs vêtements.

La quatrième : répéter le takbîr en y allant à pied. Celui qui se rend à la mosquée doit marcher lentement, avec recueillement et formuler l’intention d’observer dans la mosquée une retraite spirituelle jusqu’à sa sortie.

La cinquième : le fidèle ne doit pas enjamber les rangs et se placer entre deux personnes assises sauf s’il voit devant lui un espace libre. Il peut dans ce cas enjamber les rangs pour l’occuper.

La sixième : il ne doit pas passer devant un orant (musallâ).

La septième : il doit rechercher le premier rang sauf s’il y voit ou y entend quelque chose de répréhensible. C’est une excuse suffisante pour se mettre un peu en arrière.

La huitième : il doit cesser de faire des prières surérogatoires et de s’adonner au dhikr dès l’apparition de l’imâm. De même qu’il doit répondre au Muaddin (Muezzin) et à écouter le prône.

La neuvième : il doit observer, après la prière en commun du vendredi, une prière dite Sunna, comme il veut, soit de deux Rak’a, soit de quatre rak’a, soit de six rak’a.

La dixième : il doit séjourner dans la mosquée jusqu’à la prière de ‘asr et s’il y reste jusqu’au Maghrib, c’est encore meilleur.

La onzième : il doit surveiller l’heure favorable qui se trouve dans la journée du vendredi par la présence du cœur et la répétition constante du dhikr. Il faut dire qu’on a divergé sur la détermination de cette heure. Ainsi, chez Muslim, d’après le Hadîth rapporté par Abu Mûsâ « elle se trouve entre le moment où l’Imâm s’installe sur la chaire et la fin de la prière en commun ». Dans un autre Hadîth, elle se situe entre la fin du dernier prône de l’Imâm et l’achèvement de la prière en commun. Dans le Hadîth rapporté par Jabir elle constitue la dernière heure après le ‘Asr. Enfin, dans le Hadîth rapporté par Anas il est dit : « Cherchez la entre la prière de ‘asr et le coucher du soleil ». Pour Abu Bakr al-Athram la variété de ces Hadîth a deux explications : soit que les uns soient plus authentiques que les autres, soit que cette heure se déplace à travers le temps à l’instar de la nuit du qadar qui circule à travers les dix dernières nuits de Ramadan.

La douzième : multiplier l’invocation de grâce et de paix au cours de ce jour. En effet, on rapporte que le Prophète – صلى الله عليه وآله وسلم – a dit : « A celui qui invoque sur moi quatre-vingt fois la Grâce au cours du vendredi Dieu lui pardonne les péchés de quatre-vingt années d’existence ». S’il veut, le fidèle peut ajouter à la demande de Grâce une invocation en sa faveur du genre : « Mon Dieu ! Accorde à Muhammad la faveur, la grande vertu et le degré le plus élevé et ressuscite-le dans la station de louange que Tu lui as promise. Ô mon Dieu ! Accorde à notre Prophète ce qu’il mérite pour ce qu’il a fait pour nous ! » Il peut également ajouter à cette invocation la demande de pardon car elle est recommandé en ce jour.

La treizième : il doit réciter la sourate Al-Kahf (La. Caverne) car il est dit dans le Hadîth rapporté par ‘Âïcha : « L’Envoyé de Dieu – صلى الله عليه وآله وسلم – a dit : « Voulez-vous que je vous parle d’une Sourate dont la grandeur remplit l’espace entre le ciel et la terre et dont celui qui la récite en aura autant comme récompense. Et celui qui la récite le vendredi verra ses péchés pardonner du vendredi au vendredi suivant et même trois jours en plus. Et celui qui récite les cinq derniers versets de cette sourate au moment de s’endormir Dieu le ressuscitera au cours de la nuit qu’il voudra ? ». Les gens présents ont dit : « Certes oui ô Envoyé de Dieu ! » Il a dit : « Il s’agit de la Sourate al-Kahf ». Il est dit dans un autre Hadîth : « Celui qui la récite au cours de la journée du vendredi ou du jeudi soir sera protégé contre la discorde ». De même, il est recommandé de réciter le Qu’ran le vendredi et de faire en sorte que l’achèvement de la récitation du texte entier tombe un vendredi ou un jeudi soir, cela est possible.

La quatorzième : le fidèle doit faire l’aumône le vendredi en donnant ce qu’il peut. Et il convient que son aumône soit effectuée à l’extérieur de la mosquée. De même, il est recommandé de faire la prière dite de tasbîh (Glorification) le vendredi.

La quinzième : il est recommandé de consacrer le vendredi aux œuvres de la vie future et de cesser toutes les activités liées au bas-monde.

 

l’Imâm Ibn Qudâma Al-Maqdisî  


Revivification de la spiritualité musulmane

Les règles concernant la purification et la prière du malade  

Les règles concernant la purification et la prière du maladeSHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîne
par Oummou Souleyman

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm« LA PURIFICATION DU MALADE »

Il est obligatoire pour le malade de se purifier avec de L’EAU. Ainsi, il doit faire « al-wudhû » [ablutions] pour les impuretés mineures [urine, fèces, pus, etc.] et « le ghousl » [bain rituel] pour les impuretés majeures [menstrues, rapport sexuel…].

S’il est « INCAPABLE » de se purifier avec de l’eau à cause de l’impossibilité de bouger ou la peur d’empirer sa condition, ou de retarder sa guérison, dans ce cas, il fait « at-tayyamoum » [purification avec du sable/terre pure] :
« Mais si vous êtes malades, ou en voyage, ou si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins ou si vous avez touché aux femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à la terre pure, passez-en sur vos visages et vos mains. Allâh ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait » (Sourate Al-Mâ-ida, v-6)

Le « tayyamoum » se fait en frappant la terre pure ou propre avec ses deux mains en même temps, puis en frottant son visage en entier, puis en frottant les paumes de ses mains, chacune frottant l’autre.
Si la personne est incapable de se purifier elle-même, quelqu’un peut l’aider à faire le « tayamoum ». L’autre personne frappe la terre avec ses propres mains, et les frotte sur le visage et les mains du malade.
S’il y a une blessure sur une quelconque partie du corps qui doit être lavée, il doit la laver avec de l’eau. Mais si le lavage avec de l’eau l’affecte, alors il peut tremper ses mains dans l’eau et simplement passer sa main sur la blessure. Et si même simplement passer dessus l’affecterait, alors il peut faire le « tayyamoum ».
S’il y a un membre cassé qui a été enserré fortement par un bandage ou un plâtre et qui doit être lavé, alors il doit passer sur le bandage ou le plâtre avec de l’eau, plutôt que de le laver. Il n’y a pas à faire « tayyamoum » dans ce cas car le passage dessus est fait à la place du lavage.
Il est permis de faire « tayyamoum » sur un mur ou toute chose propre qui a de la poussière dessus. Si le mur a été recouvert par autre chose que de la poussière [saleté] ou du sable – s’il a été peint par exemple – alors il ne doit pas faire « tayamoum » dessus, sauf si de la poussière le recouvre à son tour.
S’il lui est impossible de faire « tayyamoum » sur le sol ou le mur ou quelque chose qui a de la poussière le recouvrant, alors il n’y a pas de mal s’il met de la poussière ou du sable dans un récipient ou un mouchoir et qu’il fait avec cela le « tayyamoum ».
S’il fait le « tayyamoum » pour la salat et qu’il garde son état de purification jusqu’au temps de la prière suivante, alors il fait sa salat avec le premier « tayyamoum » et il n’a pas à répéter le « tayamoum » pour la salat suivante. Ceci car il est resté pur et rien n’est venu invalider son état de purification.
Il est obligatoire pour la personne malade de laver son corps de toutes les impuretés. Mais s’il en est incapable alors il peut prier dans cette condition et la prière est correcte et il n’a pas à la refaire :
« Craignez Allâh, donc autant que vous pouvez » Sourate At-Taghaboun, v-16

Il est obligatoire aussi pour le malade de faire la salat [prière] dans ses vêtements propres et si son habit a été touché par des impuretés alors il est obligatoire de le laver ou de le changer par des vêtements propres. S’il en est incapable, alors il peut prier dans cet état et sa salat est valide et il n’a pas à la répéter.
Il est obligatoire pour le malade de prier sur quelque chose de propre et si son endroit de salat a été souillé, il doit le laver ou le changer ou poser dessus quelque chose de propre. S’il en est incapable, alors il peut prier dessus dans cette condition, et sa salat est correcte et il n’a pas à la répéter.
Il n’est pas permis au malade de retarder sa salat jusqu’après son temps légiféré à cause de son incapacité à se purifier. Plutôt, il doit se purifier autant qu’il le peut afin qu’il puisse faire sa salat à l’heure même s’il subsiste des impuretés sur son corps ou son vêtement ou son lieu de prière, qu’il est incapable d’ôter. Fatâwa Arkân ul-Islâm, p.171

Il est obligatoire au malade de prier ses salat obligatoires en étant debout, même s’il ne peut être debout droit ou même s’il s’appuie sur un mur ou un bâton pour le soulever.
S’il est incapable d’être debout, il peut prier assis et il est meilleur si il s’asseoit les jambes croisées l’une à l’autre durant le « Qiyâm » ou le « Roukou’ » [inclinaison].
S’il est incapable de prier assis alors il doit prier allongé sur son côté en faisant face à la « Qiblah », préférablement sur son côté droit. S’il est incapable de faire face à la « Qiblah », il peut prier dans quelque direction que ce soit à laquelle il fait face, et la salat est correcte et il n’a pas à la refaire.
S’il est incapable de prier sur son côté il prie allongé à plat avec ses pieds face à la « Qiblah », et il est préférable qu’il relève sa tête un peu afin de la diriger vers la « Qiblah ». S’il est incapable de pointer ses pieds en direction de la « Qiblah », il peut prier tel qu’il est, et il n’a pas à refaire sa prière.

Il est obligatoire pour le malade de faire le « Roukou’ » [inclinaison] et la prosternation dans sa salat. S’il en est capable, il doit faire un geste pour chacun d’eux en inclinant sa tête plus bas pour la prosternation que pour le « Roukou’ ». S’il est capable de faire le « Roukou’ » mais pas la prosternation, alors il fait son roukou’ lorsqu’il doit le faire et il fait un geste pour la « Sajda » [prosternation]. Et s’il capable de faire la prosternation mais pas le « Roukou’ », alors il fait la prosternation lorsqu’il doit la faire et fait un geste pour le « Roukou’ ».
S’il est incapable de faire un geste en inclinant la tête pour le « Roukou’ » et la « Sajda », alors s’il fait un signal en fermant ses yeux un peu pour le Roukou’ et en les fermant totalement pour la Sajda. Quant au fait de pointer le doigt comme certains malades le font, ceci n’est pas correct et je ne sais pas si cela a une quelconque base dans le Qor’ân et la Sounnah ou dans la parole des Gens de Science [ahl al-’Ilm].
S’il est incapable de faire un geste de sa tête ou un signal de ses membres, il doit prier avec son cœur en faisant le takbir, la récitation du Qor’ân et en ayant l’intention pour le Roukou’, la Sajda, le Qiyâm, le Qou’oûd [assis] avec son cœur, sachant que chacun sera rétribué selon son intention.

Il est obligatoire pour le malade de faire chaque salat en son temps propre, et de faire tout ce qu’il est capable de faire parmi les obligations de la salat. S’il lui est difficile pour lui de faire les salat en leur temps propre, il doit combiner alors le « Dhohr » [la prière du Zénith] avec le « ’Asr » [la prière médiane], et le « Maghreb » [la prière du couché du soleil] avec la « ’Isha » [la prière de la nuit], en les groupant soit au temps le plutôt, soit au temps le plus tard – faire le « Dhohr » au temps du ’Asr et le Maghreb au temps de la ’Isha – selon ce qui sera le plus facile pour lui. Quant au « Fajr » [prière de l’aube], il n’est combiné ni avec la salat précédente, ni avec la suivante.

La personne malade, si elle voyage, recherchant un traitement dans un autre pays, alors elle peut raccourcir les quatre rak’ât de la salat, ainsi elle priera le « Dhohr » le « ’Asr », et la « ’Isha » en deux Raka’ah chacune, jusqu’à ce qu’il retourne dans son pays. Ceci est bon, que son voyage soit de longue ou de courte période.
Et Allâh est Celui qui donne le succès. (Ecrit par SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîne (rahimahullâh) en 1400H. Traduit de l’arabe par Abû Mohammad, Al-Madinah an-Nabawiyyah, 1413H. Tiré de http://www.fatwa-online.com – Madjmu’ al-Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîne, vol-15 p.229)

 
 

La purification et la prière du malade.  

La purification et la prière du malade.

SHEIKH MUHAMMAD IBN SALIH AL-‘UTHAYMINE 

1) LA PURIFICATION DU MALADE

a) Il est obligatoire pour le malade de se purifier avec de L’EAU . Ainsi, il doit faire al-wodhou [ablutions] pour les impuretés mineures [urine, fèces, pus, etc.] et le ghousl [bain rituel] pour les impuretés majeures [menstrues, rapport sexuel…].

b) S’il est INCAPABLE de se purifier avec de l’eau à cause de l’impossibilité de bouger ou la peur d’empirer sa condition, ou de retarder sa guérison, dans ce cas, il fait at-tayamoum [purification avec du sable/terre pure] :

« Mais si vous êtes malades, ou en voyage, ou si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins ou si vous avez touché aux femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à la terre pure, passez-en sur vos visages et vos mains. Allâh ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait »
[1].

c) Le tayamoum se fait en frappant la terre pure ou propre avec ses deux mains en même temps, puis en frottant son visage en entier, puis en frottant les paumes de ses mains, chacune frottant l’autre.

d) Si la personne est incapable de se purifier elle-même, quelqu’un peut l’aider à faire le tayamoum. L’autre personne frappe la terre avec ses propres mains, et les frotte sur le visage et les mains du malade.

e) S’il y a une blessure sur une quelconque partie du corps qui doit être lavée, il doit la laver avec de l’eau. Mais si le lavage avec de l’eau l’affecte, alors il peut tremper ses mains dans l’eau et simplement passer sa main sur la blessure. Et si même simplement passer dessus l’affecterait, alors il peut faire le tayamoum.

f) S’il y a un membre cassé qui a été enserré fortement par un bandage ou un plâtre et qui doit être lavé, alors il doit passer sur le bandage ou le plâtre avec de l’eau, plutôt que de le laver. Il n’y a pas à faire tayamoum dans ce cas car le passage dessus est fait à la place du lavage.

g) Il est permis de faire tayamoum sur un mur ou toute chose propre qui a de la poussière dessus. Si le mur a été recouvert par autre chose que de la poussière [saleté], ou du sable – s’il a été peint par exemple – alors il ne doit pas faire tayamoum dessus, sauf si de la poussière le recouvre à son tour.

h) S’il lui est impossible de faire tayamoum sur le sol ou le mur ou quelque chose qui a de la poussière le recouvrant, alors il n’y a pas de mal s’il met de la poussière ou du sable dans un récipient ou un mouchoir et qu’il fait avec cela le tayamoum.

i) S’il fait le tayamoum pour la salat et qu’il garde son état de purification jusqu’au temps de la prière suivante, alors il fait sa salat avec le premier tayamoum et il n’a pas à répéter le tayamoum pour la salat suivante. Ceci car il est resté pur et rien n’est venu invalider son état de purification.

j) Il est obligatoire pour la personne malade de laver son corps de toutes les impuretés. Mais s’il en est incapable alors il peut prier dans cette condition et la prière est correcte et il n’a pas à la refaire :

« Craignez Allâh, donc autant que vous pouvez »
[2]

k) Il est obligatoire aussi pour le malade de faire la salat [prière] dans ses vêtements propres et si son habit a été touché par des impuretés alors il est obligatoire de le laver ou de le changer par des vêtements propres. S’il en est incapable, alors il peut prier dans cet état et sa salat est valide et il n’a pas à la répéter.

l) Il est obligatoire pour le malade de prier sur quelque chose de propre et si son endroit de salat a été souillé, il doit le laver ou le changer, ou poser dessus quelque chose de propre. S’il en est incapable, alors il peut prier dessus dans cette condition, et sa salat est correcte et il n’a pas à la répéter.

m) Il n’est pas permis au malade de retarder sa salat jusqu’après son temps légiféré à cause de son incapacité à se purifier. Plutôt, il doit se purifier autant qu’il le peut afin qu’il puisse faire sa salat à l’heure même s’il subsiste des impuretés sur son corps, ou son vêtement, ou son endroit de salat, qu’il est incapable d’ôter.

 

2] LA SALAT DU MALADE :
a) Il est obligatoire au malade de prier ses salat obligatoires en étant debout, même s’il ne peut être debout droit, ou même s’il s’appuie sur un mur ou un bâton pour le soulever.

b) S’il est incapable d’être debout, il peut prier assis et il est meilleur s’il s’asseoit les jambes collées l’une à l’autre durant le qiyam ou le roukou’.

c) S’il est incapable de prier assis alors il doit prier allongé sur son côté en faisant face à la Qiblah, préférablement sur son côté droit. S’il est incapable de faire face à la Qiblah,il peut prier dans quelque direction que ce soit à laquelle il fait face, et la salat est correcte et il n’a pas à la refaire.

d) S’il est incapable de prier sur son côté il prie allongé à plat avec ses pieds face à la Qiblah, et il est préférable qu’il relève sa tête un peu afin de la diriger vers la Qiblah. S’il est incapable de pointer ses pieds en direction de la Qiblah, il peut prier tel qu’il est, et il n’a pas à refaire sa salat.

e) Il est obligatoire pour le malade de faire le roukou’ [inclinaison] et la prosternation dans sa salat. S’il en est capable, il doit faire un geste pour chacun d’eux en inclinant sa tête plus bas pour la prosternation que pour le roukou’. S’il est capable de faire le roukou’ mais pas la prosternation, alors il fait son roukou’ lorsqu’il doit le faire et il fait un geste pour la sajda. Et s’il capable de faire la prosternation mais pas le roukou’, alors il fait la sajda lorsqu’il doit la faire et fait un geste pour le roukou’.

f) S’il est incapable de faire un geste en inclinant la tête pour le roukou’ et la sajda, alors s’il fait un signal en fermant ses yeux un peu pour le roukou’ et en les fermant totalement pour la sajda. Quant au fait de pointer le doigt comme certains malades le font, ceci n’est pas correct et je ne sais pas si cela a une quelconque base dans le Qor’ân et la Sounnah ou dans la parole des Gens de Science.

g) S’il est incapable de faire un geste de sa tête ou un signal de ses membres, il doit prier avec son cœur en faisant le takbir, la récitation du Qor’an et en ayant l’intention pour le roukou’, la sajda, le qiyam, le qou’oud [assis] avec son cœur, sachant que chacun sera rétribué selon son intention.

h) Il est obligatoire pour le malade de faire chaque salat en son temps propre, et de faire tout ce qu’ il est capable de faire parmi les obligations de la salat. S’il lui est difficile pour lui de faire les salat en leur temps propre, il doit combiner alors le dhohr avec le ‘asr, et le maghreb avec la ‘isha, en les groupant soit au temps le plus tôt, soit au temps le plus tard – faire le dhohor au temps du ‘asr et le maghreb au temps de la ‘isha – selon ce qui sera le plus facile pour lui. Quant au fajr, il n’est combiné ni avec la salat précédente, ni avec la suivante.

i) La personne malade, si elle voyage, recherchant un traitement dans un autre pays, alors elle peut raccourcir les quatre rak’ât de la salat, ainsi elle priera le dhohr le ‘asr, et la ‘isha en deux rak’a chacune, jusqu’à ce qu’il retourne dans son pays. Ceci est bon, que son voyage soit de longue ou de courte période.

Et Allâh est Celui qui donne le succès. [3]

[1] sourate Al-Ma-ida v.6

[2] sourate At-Taghaboun v.16

[3] Ecrit par : SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-‘Uthaymîne (rahimahoullâh) en 1400H

 
 

Le secret de la prière  

Le secret de la prière

Ibn Al-Qayyim


Le secret et l’élément central de la prière est l’orientation totale du cœur vers Allah et la présence de tout son être face à Lui. Si le fidèle ne se dirige pas [totalement] vers Allah [durant sa prière], s’occupe d’autre chose, est distrait par les pensées qui lui traversent l’esprit, il sera alors comparable à une personne qui se rendrait auprès de son roi pour s’excuser de ses erreurs et fautes, l’implorer pour qu’il déverse sur lui les flots de sa bonté, de sa générosité et de sa miséricorde, lui demander subsistance pour nourrir son cœur, et ainsi être assez robuste pour le servir. Le voilà donc qui arrive face au roi, et il ne lui reste plus qu’à formuler sa demande, mais c’est alors qu’il se détourne de lui, et s’occupe de choses et d’autres, ou lui tourne le dos, et s’occupe de la chose la plus détestée et la plus méprisable aux yeux du roi [C’est sont les affaires de ce bas monde qui occupent l’esprit du fidèle en prière qui sont désignées ici.]. Il préfère donc cette chose à son roi, il en fait la direction de prière de son cœur, le lieu de son orientation et de ses confessions. Il envoie ensuite, en guise d’excuse, servants et employés pour servir le roi à sa place, tandis que le roi est témoin de cette mascarade. Cependant, la générosité du roi, sa bonté et son immense bienfaisance l’empêchent de renvoyer ces servants et employés, qui seront touchés par sa clémence et son indulgence. [L’homme représente le cœur distrait du fidèle en prière. Ses servants et employés représentent les membres de son corps qui effectuent, malgré son esprit distrait, les gestes de la prière]. Mais il y a une grande différence entre les généreuses parts de butin, légitimement distribuées aux combattants, et les résidus qu’on daigne accorder à ceux qui n’héritent d’aucune part de butin,


« Et il y a des rangs [de mérite] pour chacun, selon ce qu’ils ont fait, afin qu’Allah leur attribue la pleine récompense de leurs oeuvres; et ils ne seront point lésés. »  

(Sourate Al-Ahqâf  verset.19)

Allah a créé le genre humain pour Sa propre personne et Se l’est réservé. Il a créé toute chose pour et à cause de l’homme, comme dans ce récit où Allah aurait dit : « Ô fils d’Adam ! Je t’ai créé pour Moi, et J’ai créé toute chose pour toi. Par le droit que Je détiens sur toi ! Ne te détourne pas de ce pour quoi Je t’ai créé, en t’occupant de ce que J’ai créé pour toi. » Dans un autre récit, Allah aurait dit : « Ô fils d’Adam ! Je t’ai créé pour Moi, ne t’amuse donc pas. Je Me charge de ta subsistance, ne te fatigue donc pas. Ô fils d’Adam ! Cherche-moi tu Me trouveras. Or si tu Me trouves, tu auras tout trouvé. Mais si je T’échappe, tout t’échappera. Et Je dois t’être plus cher que toute autre chose. »

Allah a fait de la prière un moyen menant à Sa proximité, Sa supplication, Son amour et Sa compagnie. Entre chaque prière, le serviteur est à la merci de l’insouciance, de la froideur, de la dureté du cœur, du détournement, des erreurs et des péchés. Tout ceci l’éloigne de son Seigneur et l’écarte de Sa proximité. Il devient alors comparable à un être étranger à la servitude d’Allah, comme s’il ne faisait plus partie de Ses serviteurs. Il peut même aller jusqu’à se jeter de lui-même dans les filets de [Satan] l’ennemi, qui se saisira de lui, le ligotera, l’enchaînera et le jettera dans la prison de son âme et de ses passions.

Il souffrira alors, la poitrine serrée, accablé de soucis, de préoccupations, d’abattement, de remords, sans en connaître la cause. Mais la clémence de son Seigneur, le Très Miséricordieux, l’Affectueux, interviendra, et c’est la raison pour laquelle Il a institué un acte d’adoration global, dont les éléments et les situations sont aussi variés que les événements qui ont croisé le chemin du serviteur, et sont proportionnels au besoin que celui-ci éprouve envers chacun des bienfaits que représentent les éléments de cet acte d’adoration.

Source : Les secrets de la prière (à paraître)

 
 

Les vertus de la prière  

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

 

 

Les vertus de la prière

 

Muhammad Ibn Salih Al-‘Uthaimin

 

 

La Prière est le deuxième pilier des piliers de l’islam et le pilier le plus important de l’islam après la Shahada (l’attestation de foi).

 

La Prière est le lien entre le serviteur et son Seigneur. Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « en effet, quand l’un d’entre vous prie, il parle en privé avec son Seigneur. » [Rapporté par Al-Bukhari]

Et Allah dit dans le hadith qoudsi : « J’ai divisé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties et Mon serviteur aura ce qu’il demande. »

 

– Ainsi, quand le serviteur dit :  ‘ Al-Hamdulillahi Rabb-il-‘Alamin ‘,     Allah dit : ‘ mon serviteur m’a loué. ‘

 

– Et quand il dit :   ‘Ar-Rahman-ir-Rahim ‘,              Allah dit : ‘ mon serviteur m’a glorifié. ‘

 

– Et quand il dit :   ‘Maliki-yawm-id-Din ‘,                Allah dit : ‘ mon serviteur m’a honoré. ‘

 

– Et quand il dit :  ‘ Iyyaka Na’bdu wa Iyyaka Nasta’in ‘,        Allah dit : ‘ ceci est entre Moi et Mon serviteur et Mon serviteur aura ce qu’il demande. ‘

 

– Et quand il dit :‘ Ihdinas-Siraat-al-Mustaqim. Sirat-aladhina an’amta ‘ alaihim. Ghairil-Maghdoubi ‘ alaihim wa la Dâllin ‘,  Allah dit : ‘  ceci est pour Mon serviteur, et pour Mon serviteur ce qu’il demande. » [Rapporté par Muslim]

 

 

La Prière est un jardin de ‘ibadat (les actes d’adoration), dans lequel se trouve chaque type d’adoration magnifique. Il y a le takbir (le fait de prononcer Allah akbar), par lequel la prière est introduite, la position debout pendant laquelle la personne récite la parole d’Allah, l’inclinaison pendant laquelle il glorifie son Seigneur, le retour de l’inclinaison, qui est remplie de louanges à Allah, la prosternation pendant laquelle il glorifie Allah le Très-Haut et pendant laquelle il l’implore par l’invocation, la position assise dans laquelle il y a le tashahud, des invocations et la fermeture par le taslim (la salutation)

 

 

 

La Prière est le moyen d’appui et d’aide en période de détresse et de chagrin. Et elle empêche de faire les actes mauvais et honteux.

Allah dit : « cherchez l’aide dans la patience et la prière. » Et Il dit : « récitez ce qui vous a été révélé du Livre et établissez la prière. En vérité, la prière empêche les actes mauvais et honteux. »

 

La Prière est la lumière des croyants dans leurs cœurs et le jour du jugement dernier. Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « La prière allège. » Et il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « quiconque la préserve (la prière), elle sera une lumière, une preuve et un (moyen de) salut pour lui le jour du jugement. » [Rapporté par Ahmad, Ibn Hiban et At-Tabarani]

 

La Prière est la joie et le plaisir des âmes des croyants. Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Le plaisir de mes yeux a été placé dans la prière. » [Rapporté par Ahmad et Nasa’i]

 

La Prière efface les péchés et expie les mauvais actes. Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « que pensez-vous s’il y avait une rivière devant la porte de l’un d’entre vous et où il se baignerait cinq fois par jour, resterait-il une saleté sur lui ? » Ils (les compagnons) ont répondu : « il ne resterait aucune saleté sur lui. » Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) dit : « Il en est de même avec les cinq prières (quotidiennes), par elles Allah efface les péchés (mineurs). » [Rapporté par Al-Bukhari et Muslim] Et le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « les cinq prières (quotidiennes) et du Jumu’ah (la prière du vendredi) au Jumu’ah sont une expiation des péchés qui se produisent entre eux tant que l’on ne commet pas de grands péchés. » [Rapporté par Muslim]

                                                                                 

 

La Prière en commun : Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée) a rapporté que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « la Prière en commun(pour les hommes)est meilleure que la prière seule de vingt-sept degrés. » [Rapporté par Al-Bukhari et Muslim]

 

 

Ibn Mas’ud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Quiconque serait heureux de rencontrer Allah demain en étant musulman, qu’il préserve ces cinq prières à la mosquée, car en vérité, Allah a légiféré pour votre prophète les voies de la guidée. Et en effet, ces (cinq prières à la mosquée) font partie des voies de la guidée. Et si vous deviez prier dans vos maisons comme cet homme qui s’abstient (de prier à la mosquée) et prie dans sa maison, alors vous auriez abandonné la Sunna de votre prophète. Et si vous deviez abandonner la Sunna de votre prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) vous vous égareriez. Il n’y a pas un homme qui fasse ses ablutions et les fasse bien, puis a l’intention d’aller à un de ces masjids (mosquée)  sans qu’Allah ne lui enregistre une bonne action pour chaque pas, l’élève d’un degré et efface un mauvais acte par cela. Vous nous avez certainement vus et personne ne s’abstenait de la prière (dans le masjid) sauf l’hypocrite dont l’hypocrisie était bien connue. Même l’homme était porté soutenu par deux hommes jusqu’à ce qu’il se tienne debout dans le rang (pour la prière). » [Rapporté par Muslim]

 

Al-Khushu’ (le recueillement) dans la Prière, ce qui signifie, premièrement que le cœur est présent et attentif et deuxièmement préserver cet état – sont tous deux des moyens d’entrer au Paradis. Allah dit : « en effet, les croyants sont couronnés de succès. Ceux qui craignent dans leurs prières (khashi’oun). Et ceux qui se détournent de la conversation vaine. Et ceux qui payent leur Zakat. Et ceux qui protègent leurs parties intimes sauf avec leurs conjointes ou celles (des femmes) que leurs mains possèdent, car ils ne sont pas blâmables. Ainsi, quiconque recherche en dehors de cela, alors ceux-là sont les transgresseurs. Et ceux qui maintiennent leur confiance et leurs engagements. Et ceux qui préservent leurs prières. Ils sont les héritiers – ceux qui hériteront Al-Firdaws (le plus haut le niveau dans le Paradis), dans lequel ils seront pour toujours. »

 

Etre sincère envers Allah dans la prière et l’exécuter selon la manière décrite dans la Sunna sont les deux conditions fondamentales pour son acceptation. Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam i) a dit : « en vérité, les actions ne valent que par leurs intentions et chaque personne récoltera selon ce qu’elle a eu comme intention. » [Rapporté par Al-Bukhari et Muslim] Et il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « priez comme vous m’avez vu prier. » {Rapporté par Al-Bukhari]


Écrit par Muhammad Ibn Salih Al-‘Uthaimin

 

 

 

http://www.islamhouse.com/p/60168  

 
 

Le woudou'(ablutions)  

Le woudou'(ablutions) :
actes obligatoires et actes surérogatoires

 

Le woudou’ fait partie des conditions de validité de la prière, conformément à Sa parole ta^ala :

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُواْ إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فاغْسِلُواْ وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُواْ بِرُؤُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَينِ

 

[sourat Al-Ma’idah / 6] ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, quand vous vous apprêtez à faire la prière, lavez vos visages, vos mains [et vos avant-bras] jusqu’aux coudes, passez les mains mouillées sur vos têtes et [lavez] vos pieds jusqu’aux chevilles ».

Le woudou’ comporte des actes obligatoires, des actes surérogatoires et des choses qui l’annulent.

 

Les actes obligatoires du woudou’ :

Il y a six actes obligatoires dans le woudou’ et, sans l’un d’eux le woudou’ n’est pas valable. Ce sont les suivants :

1 –   l’intention : elle a lieu dans le cœur et doit être simultanée avec le lavage du visage. On dit par exemple dans son cœur :

 

(nawaytou l-woudou’) « J’ai l’intention de faire le woudou’ – la petite ablution – ».

2 –   laver le visage en entier : de l’endroit où poussent habituellement les cheveux jusqu’au menton et d’une oreille à l’autre.

3 –   laver les mains et les avant-bras, coudes compris : le coude, c’est l’articulation des os de l’avant-bras et du bras.

4 –   passer la main mouillée sur la tête entière ou une partie de la tête : il suffit donc de passer la main mouillée sur une partie de la tête.

5 –   laver les pieds, chevilles comprises : les chevilles sont les deux os saillants de l’articulation du pied avec la jambe.

6 –   l’ordre : c’est-à-dire faire les actes obligatoires selon l’ordre dans lequel ils ont été cités, de sorte qu’intervienne d’abord l’intention au moment du lavage du visage, puis le lavage du visage, puis celui des mains et des avant-bras, puis le passage de la main mouillée sur une partie de la tête et enfin le lavage des pieds.

Les actes surérogatoires du woudou’ :

Ce sont les actes sans lesquels le woudou’ reste valable, mais toutefois on en manque la récompense. Celui qui délaisse donc un des actes surérogatoires (sounnah) du woudou’, ce dernier est valable alors que celui qui en délaisse un des actes obligatoires, son woudou’ n’est pas valable.

Parmi les actes surérogatoires du woudou’, il y a :

1 –   la basmalah (c’est-à-dire dire bismi l-Lah) ;

2 –   laver les mains (jusqu’aux poignets) ;

3 –   utiliser le siwak – le frottoir à dent – ;

4 –   se rincer la bouche (c’est-à-dire faire couler de l’eau à l’intérieur de la bouche) ;

5 –   se rincer le nez (c’est-à-dire introduire de l’eau à l’intérieur du nez) ;

6 –   passer la main mouillée sur la totalité de la tête ;

7 –   passer la main mouillée sur les deux faces des oreilles, côté apparent et côté caché, avec une eau nouvelle ;

8-    faire pénétrer l’eau entre les orteils, les doigts et à l’intérieur de la barbe épaisse ;

9 –   faire précéder la droite sur la gauche ;

10-  tripler : c’est-à-dire laver ou passer la main mouillée sur chaque membre trois fois,

11-  frotter les membre ;

12-  faire suivre les membres les uns les autres : c’est-à-dire laver un membre avant que le précédent n’ait eu le temps de sécher ;

13-  avoir présente l’intention du début jusqu’à la fin de l’acte ;

14-  diminuer l’eau utilisée pour le woudou’ jusqu’à un moudd ;

15-  al-ghourr : lors du lavage du visage c’est dépasser les limites de ce qu’il est obligatoire de laver, de tous les côtés. At-tahjil : lors du lavage des mains et des pieds c’est dépasser les limites de ce qu’il est obligatoire de laver, jusqu’à l’épaule pour les bras et jusqu’au genou pour les pieds.

Enfin, il est recommandé de dire après avoir fini le woudou’ :

 

 

(‘Ach-hadou ‘al-la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh, ‘Allahoumma j^alni mina t-tawwabin wa j^alni mina l-moutatahhirin)

ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son messager. Ô Allah, fais que je sois au nombre de ceux qui se repentent et que je sois au nombre de ceux qui se purifient ».

Couvrez vos pieds !  

 

Couvrez vos pieds !

Shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani

Question : beaucoup de femmes se rendent à la mosquée et prient sans chaussettes.

Réponse : Qu’elles aillent à la mosquée ou qu’elles restent chez elles en priant sans chaussettes, alors la prière n’est pas valide.

Question : Même à la maison ?

Réponse : Même à la maison, alors que dire de la mosquée !

Question : Et si elles prient (sans chaussettes) mais en couvrant leur pieds ?

Réponse : Tu me donnes un exemple, et là la prière est valide. (Dans le premier cas), les pieds étaient découverts, mais s’ils ont couverts par une tunique (robe) longue et ample (sans chaussettes), la prière est valable à la maison ou à la mosquée. Malheureusement on ne trouve plus ces vêtements longs chez les femmes.

Question : Les chaussettes (suffisent) pour cacher la ‘awra ?

Réponse : Elles cachent et en même temps elles ne cachent pas. Elles cachent la couleur de la peau, mais elles ne cachent pas la forme du membre. Et fait partie des conditions du vêtement pour les hommes et les femmes, qu’il ne soit pas transparent et ne soit pas moulant. Le vêtement est autorisé seulement s’il réunit ces deux conditions.

Question : Les chaussettes montrent la forme du corps, alors comment peut-on dire que la femme doit obligatoirement porter des chaussettes dans la prière ?

Réponse : Je n’ai pas dit cela, je dis qu’elle doit couvrir ses pieds avec un voile (tunique) ample et large, et quant aux chaussettes elles cachent et ne cachent pas, ma parole est claire

Question : Porter des chaussettes est meilleur ?

Réponse : Si le vêtement est long et ample et qu’il couvre les pieds, la prière est valable qu’elle porte ou non des chaussettes. Et le corps n’est vraiment caché que si on ne voit ni la forme du membre, ni la couleur de la peau. Les chaussettes, portées seules sans habit au-dessus, montrent la forme du corps mais cachent la couleur de la peau, et cela ne suffit pas, le vêtement doit obligatoirement cacher la forme du membre et la couleur de la peau.

Question : Concernant le fait que la prière ne soit pas valide (si on ne couvre pas les pieds), (la plupart des femmes ne le savent pas.

Réponse : Celui qui n’a pas de science doit apprendre. Mais si elles l’apprennent et négligent cela par la suite, la prière n’est pas valide. ».

Shaikh Al-Albani précise à d’autres endroits qu’il n’est pas grave que la paume des pieds apparaisse lors de la prosternation.

Les preuves sont nombreuses, du Qur’an et de la sunna :

Allah dit : « Qu’elles ne frappent pas le sol afin que l’on sache ce qu’elles cachent comme parure » (An-Nur : 31). Dans les tafasir du Qur’an on trouve à l’explication de ce verset qu’il est une preuve montrant l’obligation pour la femme de couvrir ses pieds, sinon il leur aurait été permis de montrer ce qu’elles cachaient comme parure, c’est-à-dire les bracelets de chevilles (khalkhal). Shaikh Al-Albani explique également que frapper le sol de cette manière était l’habitude des mécréantes, donc elles cachaient elles aussi leurs pieds par de longues robes.

On trouve aussi dans la sunna de nombreux hadiths, dont celui rapporté par Ibn ‘Umar, le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Celui qui laisse traîner son vêtement par orgueil, Allah ne le regardera pas au Jour de la Résurrection ». Umm Salama dit : « Comment doivent faire les femmes avec leurs robes ? » il dit : « qu’elles laissent dépasser d’un empan (la distance entre le pouce et l’auriculaire (petit doigt) lorsque la main est écartée), elle dit : « alors on verra leurs pieds », il dit : « Qu’elles laissent dépasser d’une coudée et n’ajoutent rien à cela » (Al-Bukhari n°5791).

Ainsi lorsqu’on interrogeait Umm Salam sur le vêtement de la femme dans la prière, elle disait : « Elle doit prier avec un khimar (ce qui couvre les cheveux, le cou et la poitrine) et une robe (dir’) ample qui couvrira le dos de ses pieds. » (rapporté par l‘imam Malik dans Al-Muwata 1/142). On a également demandé à l’imam Ahmad : dans combien de vêtements la femme doit elle prier ? Il dit : « Au minimum une robe et un khimar et elle doit couvrir ses pieds, la robe doit être large et couvrir ses pieds. » (Masa’il Al-Imam Ahmad 286).

Traduit par les salafis de l’Est

http://www.salafs.com/modules/news/a…?storyid=10081

 
 

Les conditions de la prière  

Bismillahir Rahmanir Rahim,

Sache, puisse Allah te faire miséricorde que les conditions de la prière sont au nombre de neuf. Les conditions de l’ablution sont au nombre de dix. Les obligations de l’ablution sont au nombre de six. Quant aux actes qui annulent l’ablution, ils sont au nombre de huit et les fondements de la prière sont au nombre de quatorze

Les conditions de la prière sont au nombre de neuf:

1- Etre musulman

En effet la prière du mécréant ne sera pas acceptée, de même que ses autres bonnes actions. Allah dit : Il n’appartient pas aux associateurs de peupler les mosquées d’Allah, vu qu’ils témoignent contre eux-mêmes de leur mécréance. Voilà ceux dont les Å“uvres sont vaines; et dans le Feu ils demeureront éternellement [Sourate At-Tawba 9:17]

2- Etre en possession de toutes ses facultés

En effet la prière n’est pas exigée des gens insensés. Le Messager d’Allah a dit: « La plume n’enregistre pas les actions de trois genres de personnes: la personne endormie jusqu’à ce qu’elle se réveille, l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de puberté, et l’insensé jusqu’à ce qu’il retrouve la raison » [Abou Dawoud].

3- Atteindre l’âge de puberté

[C’est ainsi] selon le dernier Hadith. Cependant, les jeunes enfants doivent être poussés à faire la prière dès l’âge de sept ans. Le Prophète d’Allah a dit: « Ordonnez à vos enfants de prier quand ils atteignent l’âge de sept ans, frappez les à 10 ans s’ils refusent de la faire et séparez les dans leurs lieux de sommeil ».

4- Etre en état de pureté du Hadath

C’est à dire mineur (petite impureté) qui exige l’ablution, et du Hadath majeur (grande impureté) qui exige le Ghousl (lavage de tout le corps).

Les conditions de l’ablution sont au nombre de dix:

– Etre musulman
– Avoir la capacité mentale
– L’âge de puberté
– L’intention de se purifier
– Avoir lavé ou essuyé les parties pubertaires avant l’ablution,
– L’eau doit être pure et permise,
– Elle doit atteindre toute la surface de la chair des membres à laver
– Et enfin l’heure obligatoire due pour celui qui ne contrôle pas son Hadath.

Quant aux obligations de l’ablution, elles sont au nombre de six:

Se laver le visage du haut du front au menton et de l’oreille à l’autre oreille, se rincer la bouche et le nez, se laver les mains jusqu’aux coudes, s’essuyer la tête et les oreilles, se laver les pieds jusqu’aux chevilles, respecter l’ordre et la continuité.

L’évidence concernant cela, se manifeste dans le verset divin suivant: Ô croyants! Lorsque vous vous levez pour la Salât, lavez vos visages et vos mains jusqu’aux coudes, passez les mains mouillées sur vos têtes, et lavez-vous les pieds jusqu’aux chevilles [Sourate Al-Mâ’ida 5:6]

L’évidence concernant l’ordre, se manifeste dans la parole du Prophète : « Commencez par ce qu’Allah a commencé ».
L’évidence concernant la continuité, se manifeste dans le Hadith suivant: Quand le Prophète vit un homme ayant une tache à la surface d’un Dirham (pièce de monnaie) non lavée, il () lui ordonna de refaire son ablution.

On doit mentionner le nom d’Allah au début de l’ablution.

Quant aux actes qui annulent l’ablution, ils sont au nombre de huit:

– Le Hadath (urine, excrément, sécrétion génitale blanche (Mathye) qui sort parfois après l’urine ou (Wadye) qui sort parfois avant l’urine, ou pet)
– Le sommeil
– Toucher l’organe sexuel découvert avec l’intérieur de la main et les doigts
– La perte de la conscience ou la capacité mentale
– Toucher la femme avec désir
– Manger de la viande de chameau
– Laver le défunt
– L’apostasie, qu’Allah nous en sauve.

5- Conserver la pureté des vêtements

Conserver la pureté des vêtements ainsi que du corps et de l’endroit où l’on accomplit la prière. Allah dit: Et tes vêtements, purifie-les [Sourate Al-Mouddaththir 74:4]

6- Se couvrir les parties privées du corps pendant la prière

Les ‘Ulémas ont décrété qu’il est nécessaire de se couvrir les parties privées pendant la prière, et que la prière des gens nus est nulle, à moins qu’il y ait une excuse valable. Allah dit: Ô enfants d’Adam, dans chaque lieu de Salat portez votre parure (vos habits)[Sourate Al-‘A`râf 7:31]

7- La prière est due seulement à son heure déterminée

La prière accomplie avant son temps désigné est non valable. Jibril vint une fois au Prophète et lui enseigna les temps désignés de la prière, Il pria en imam avec le Prophète au commencement et à la fin de ces temps désignés. Jibril dit au Prophète alors: « Ô Muhammad, c’est entre ces deux temps-là que la prière est valable (pour chaque prière) ».
Aussi, Allah dit: La salat demeure, pour les croyants, une prescription à des temps déterminésc’est-à-dire obligatoires. L’évidence concernant la détermination des temps, se manifeste dans la parole divine: Accomplis la salat au déclin du soleil jusqu’à l’obscurité de la nuit, et [fais] aussi la lecture à l’aube, car la lecture à l’aube à des témoins [Sourate Al-‘Isrâ’ 17:78]

8- S’orienter vers la Qiblah, direction de la prière[Sourate An-Nisâ’ 4:103]

Allah dit: Certes nous te voyons tourner le visage en tous sens vers le ciel. Nous te faisons donc orienter vers une direction qui te plaît. Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages[Sourate Al-Baqara 2:144]

9- La niya (l’intention)

Avoir l’intention en son for intérieur de faire la prière, le Prophète a dit: “La récompense des actions dépend des intentions, et chaque personne sera jugée selon son intention”.

Les piliers de la prière sont au nombre de quatorze

1. L’intention de faire la prière. L’intention doit accompagner la première Takbirah (le fait de dire Allahou Akbar, Takbir Al Ihram) ou la précéder brièvement. La prière est entamée par la levée des mains.

2. Rester debout est un devoir pour celui qui est capable de le faire durant la prière obligatoire, Allah dit: Soyez assidus aux Salats et surtout la Salât médiane; et tenez- vous debout devant Allah, avec humilité [Sourate Al-Baqara 2:238]

Le Prophète dit à ‘Imran ibn Housayne « Prie en étant debout, si tu en es incapable, prie en étant assis, si tu es dans l’incapacité de t’asseoir, prie en étant allongé sur ton côté » (Rapporté par Boukhari)

3. La première Takbirah qui signifie la glorification d’Allah. Le Prophète a dit: « La clef de la prière est la pureté, la première Takbirah est sa consécration rituelle et le Taslim (salut final) est sa validation ».

4. Réciter la Fatihah (la première sourate du Coran) à chaque Rak’a dans les prières obligatoires et surérogatoires. Le Messager d’Allah a dit: « II n’y a point de prière pour celui qui ne récite pas Al-Fatihah (l’ouverture) du Livre ». (Rapporté par Boukhari)

5. Le Roukou’ est aussi un fondement obligatoire de la prière, par le consensus des ‘oulémas, Allah dit: O vous qui croyez! Inclinez- vous, prosternez-vous, adorez votre Seigneur et faites-le bien. Peut-être réussirez vous! [Sourate Al-Hajj 22:77]

Le Prophète a aussi dit à la personne qui n’a pas accompli la prière comme il se doit: « puis courbe le dos (pour le Roukou’) jusqu’à ce que tu te sentes à l’aise » (Rapporté par Boukhari et Muslim)

6. Elever la tête après avoir courbé le dos dans le Roukou’, car le Prophète dit à la personne qui n’a pas fait la prière comme il se doit: « … puis lève-toi jusqu’à ce que tu te tiennes droit » (Rapporté par Boukhari et Muslim)

7. Se lever pour se tenir tout droit, suivant le Hadith antérieur et le Hadith où le Prophète a dit : « Allah ne regarde pas la prière de l’homme qui ne dresse pas sa colonne tout droit entre sa génuflexion et sa prosternation » (Rapporté par Ahmad)

8. Se prosterner de la manière enseignée par le Hadith : « puis prosterne-toi jusqu’à ce que tu te sentes à l’aise » (Rapporté par Boukhari et Muslim)

9. S’asseoir avec sérénité après la prosternation, car le Prophète a dit à l’homme qui n’avait pas prié correctement : « puis redresse-toi avec sérénité jusqu’à ce que tu te sentes à l’aise » (Rapporté par Boukhari et Muslim)

10. S’asseoir entre les deux prosternations, le Prophète a dit : « Allah ne regarde pas la prière de l’homme qui ne dresse pas sa colonne tout droit entre sa génuflexion et sa prosternation ». (Rapporté par Ahmad)

11. Etre calme et à l’aise pendant la génuflexion, la prosternation, en se levant et en s’asseyant. Le Prophète a dit à l’homme qui n’avait pas prié correctement: « Jusqu’à ce que tu te sentes à l’aise »  (Rapporté par Boukhari et Muslim)

Le Prophète commanda que l’homme fasse ceci pendant la génuflexion, la prosternation, en se levant et en s’asseyant. Etre à l’aise veut dire qu’on doit marquer une pause après chaque mouvement rituel. On peut estimer la longueur de cette pause en comparaison avec le temps nécessaire pour dire: “Tout l’éloge est dû à Allah” une fois. Si on reste plus c’est une Sunna préférée.

12. Le dernier Tachahhoud et le repos. Ibn Mas’oud dit au sujet du Tachahhoud (formule prononcée): « Avant que le Tachahhoud ne soit décrété, on disait: “Que le Salam (Salut) soit à Allah, que le Salam soit à Jibril et Michael”. Le Messager d’Allah dit alors: “Ne dites pas ceci, car Allah Lui-même est le Salam (Salut). Mais, vous devriez dire: At-Tahiyâtou wat-taiyibatou wassalawâtou lil-lâh. As-Salâmou ‘alayka aiyouhan-Nabiyou wa rahmatoul-lâhi wa barakâtouh. As-Salâmou ‘layna wa ‘alâ ‘ibâdil-lâhis-sâlihîn. Ach-hadou an lâ-ilâha illal-lâhou wa ach-hadou anna Mouhammadan ‘abdouhou wa Rasoulouh”. (Tous les compliments, toutes les prières et les bonnes choses sont dues à Allah: que la paix soit sur toi, Ô Prophète, et que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur toi. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs pieux d’Allah. Je témoigne qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah et je témoigne aussi que Muhammad est Son serviteur et Son Messager)”. [An-Nasâï, Darakoutni & Al Bayhaqi].

Le Prophète a dit aussi: « Quand vous vous asseyez en prière, dites: “Toutes les salutations, les prières et les bonnes choses sont dues à Allah » [Abou Dawoud & An-Nasâï, la référence de ce Hadith est dans Al-Boukhari & Muslim].
S’asseoir pour le Tachahhoud est un fondement de la prière, parce que le dernier Tachahhoud lui-même est un fondement.

13. Réciter le Salam (Taslim) à la fin de la prière, le Prophète a dit : « Priez comme vous m’avez vu prier » [Al-Boukhari]. “La clef de la prière est la pureté, la première Takbirah est sa consécration et le Taslim est sa validation”. [Abou Dawoud & At-Tirmidhi].

14. Suivre l’ordre des fondements. Par exemple, réciter la Fatihah avant la première Takbirah est interdit et tel est le cas pour la prosternation avant la génuflexion. Le Prophète a dit: « Priez comme vous m’avez vu prier » [Al-Boukhari].

Quand l’ordre des conditions de la prière n’est pas suivi selon la tradition du Prophète , la prière est nulle.

Et Allah est plus savant

al mourabituone

 
 

Les prières surérogatoires  

Les prières surérogatoires
 
Sache que ces prières sont de deux sortes:
 
– La première absolue en formulant l’intention. A ce propos l’imam An-Nawawi a dit que lorsque le fidèle entame la prière sans avoir fixé au préalable le nombre de rak’ats, il peut la terminer par une seule en faisant les salutations, comme il peut aussi l’augmenter à deux ou même à mille. Ce qui corrobore ceci est le récit suivant: «Al-Ahnaf Ben Qays vit Abou Dzarr faire des prières surérogatoires et les salutations à la fin. Il lui demanda: «Sais- tu si tu les a faites paires au impaires?». Il lui répondit: «Allah seul le sait. Or, j’ai entendu le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) dire: «Pas un musulman ne fait une prosternation sans qu’Allah (le Très Haut) ne l’élève d’un degré et lui efface un péché».
 
– La deuxième est dépendante comme nous allons le montrer, c’est à dire les prières qu’on fait au même moment des prescrites (Fard).
Il s’agit des prières qu’on fait avant ou après les prières prescrites. Elles ont des mérites d’après ces hadiths:
 
1 – Oum Habiba, la femme du Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) a rapporté qu’elle a entendu le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) dire: «Tout musulman qui prie douze raka’ts surérogatoires en dehors des prières prescrites, Allah lui bâtit une demeure au Paradis», ou suivant une variante: «On lui bâtit..». Elles sont: Quatre rak’ats après celle du midi et deux après elle; deux rak’ats avant celle du coucher du soleil, deux rak’ats après celle du soir (‘Icha’) et deux avant celle de l’aube. Et on a rapporté que le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) persévérait dans leur accomplissement. [N.B. On entend par deux ou quatre rak’ats une prière surérogatoire formée de 2 ou 4 rak’ats].
 
2 – Ibn ‘Omar a dit: «J’ai retenu du Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) l’habitude de prier dix rak’ats surérogatoires: Deux avant celle du midi et deux après; deux après celle du coucher du soleil (Maghreb), deux après celle du Soir ( ‘Icha’), et deux avant celle de l’aube (Sobh), à savoir qu’à ce moment- là personne n’entrait chez lui. Et d’après Hafça, le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) les faisait après l’adzane et la pointe de l’aube. Et selon Mouslim, le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) priait chez lui les rak’ats après les prières du coucher du soleil, du soir et de vendredi.
 
I-         Les deux rak’ats de l’aube:
 
1 – Elles sont la sunna la plus certaine des autres :
 Le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) les observait avec assiduité sans les manquer en résidant et en voyageant. A cet égard, Ibn Mariam a dit: «Nous étions en voyage (dans une expédition) avec le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) une certaine nuit, et ce fut vers la pointe du jour. Nous nous endormîmes. Nous ne nous réveillâmes que lorsque le soleil fut haut au ciel. Alors il ordonna au mucdzzin d’appeler à la prière. Il pria deux rak’ats, puis il fit la prière canonique en commun, puis il nous raconta ce qui aura lieu jusqu’à la venue de l’Heure».
Ce qui approuve leur mérite est le fait de les faire à titre de réparation quand on rate la prière prescrite de l’aube et même avant cette dernière.
 
2 – Quant à leurs mérites et au mode de leur accomplissement :
On rapporte que   ‘Aicha a dit: «Le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) a dit: «Les deux rak’ats de l’aube me sont préférables que le bas monde et ce qu’il contient». Elle a dit aussi: «Le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) ne persévérait pas dans ses actes surérogatoircs plus que les deux rak’ats de l’aube», ce qui explique le devoir de leur observance. Le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) poussait les musulmans à les faire sans les négliger.   ‘Aicha a dit également que le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) ne négligeait point les quatre rak’ats avant la prière prescrite du midi et les deux avant celle de l”aube. Tous ces hadiths ne font que montrer les grands mérites de ces rak’ats.
 
3 – Leur allégement:
Parmi les actes de sa guidée, le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) allégeait ces deux rak’ats sans y prolonger sa récitation. A ce propos, Hafça, la mère des croyants a dit que lorsque le muedzinn eût terminé l’appel à la prière et que l’aube eût pointé, le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) priait ces rak’ats avant de faire la prière prescrite de l’aube. Et de sa part, ‘Aicha a dit que le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) faisait ces deux rak’ats si légères au point de me dire: «A-t- il récité la Fatihadans ces rak’ats?». De ces deux hadiths, les ulémas ont déduit que l’on penche à se contenter de la récitation de la Fatiha seule, sans présenter aucune preuve comme nous allons montrer.
 
4 – De ce qu’on récite avec la Fatiha:
Ibn ‘Abbas a dit: «En faisant les deux rak’ats, le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) récitait dans la première: «Dites «Nous croyons en Allah et en ce qu’on nous a révélé, et en ce qu’on a fait descendre vers Abraham..» (Coran 11,136), usqu’à la fin du verset. Et dans la deuxième, il récitait: «Nous croyons en Allah. Et sois témoin que nous Lui sommes soumis» (Coran 111,52),
 
D’après Abou Hourayra, le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) récitait dans la première rak’at (après la Fatiha) la sourate «Al-Kafiroun» (Coran CIX), et dans la deuxième la sourate «Al-Ikhlaç» (Coran CXII), ou l’inverse d’après une variante. Il est recommandé aussi de réciter les versets cités dans le hadith rapporté par Ibn ‘Abbas. L’essentiel est d’imiter le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue)que ce soit l’un ou l’autre.
 
5 – Le fait de s’étendre après les deux rak’ats.
Il est recommandé à tout musulman qui fait ces deux rak’ats chez lui de s’étendre sur son côté droit, comme faisait le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) en nous basant sur différents hadiths, sans le considérer comme obligatoire. Car ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit: «Le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) avait l’habitude de s’étendre et, si j’étais encore éveillée, il conversait avec moi jusqu’à ce qu’on appelât à la prière de l’aube (l’iquama). -Et même, parfois il ne s’étendait pas. Ceci réfute les dires de certains (comme Abou Hourayra) qui ont avancé qu’il faut le faire même si l’on se trouve dans la mosquée».
 
6 – Comment faire si l’on rate ces deux rak’ats?
Abou Hourayra rapporte que le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) a dit: «Celui qui ne prie pas ces deux rak’ats à leur moment déterminé, qu’il les fasse après le lever du soleil». Ce hadith donne le caractère obligatoire à cette prière, mais cet autre le contredit, pour montrer que ceci est recommandé. Qyas Ben Qahd a dit «J’ai fait la prière de l’aube derrière le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue). Après les salutations, je me levai pour faire les deux rak’ats à titre de réparation. Il me regardait prier sans me faire aucune remarque.
 
II – Les rak’ats avant ou après la prière du midi.
1 – Elles sont des «sunan» recommandées d’après l’agissement du Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue), mais rien ne prouve qu’elles sont obligatoires.
 
2 – II s’agit de faire quatre rak’ats avant et après la prière prescrite du midi, ou bien quatre avant et deux après, ou bien deux avant et deux après. L’un et l’autre procurent la récompense au musulman en imitant ainsi son Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue).
 
On trouve la preuve dans les hadiths suivants:
 
– Oum Habiba rapporte qu’elle a entendu le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) dire: «Celui qui fait assidûment quatre rak’ats avant et après la prière du midi, Allah le préserve contre le Feu». Et ceci est une recommandation à persévérer dans ces prières.
 
–   ‘Abdullah Ben Chaqiq a dit: «Je demandai   ‘Aicha au sujet des prières surérogatoires du Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue), elle me répondit: «II faisait quatre rak’ats avant la prière du midi chez moi. Il sortait pour diriger la prière du midi avec les gens. Puis il rentrait et faisait deux rak’ats. Il présidait la prière du coucher du soleil avec les fidèles, puis il rentrait et faisait deux rak’ats. Il dirigeait la prière du soir avec les gens, puis il rentrait et faisait deux rak’ats chez moi. La nuit, il faisait neuf rak’ats y compris le witr. Il faisait une longue prière nocturne, parfois assis et parfois debout. Quand il priait en faisant une longue récitation debout, il faisait ses inclinaisons et prosternations étant toujours debout, il agissait de même quand il la faisait assis. Et à la pointe de l’aube, il priait deux rak’ats »
 
On peut déduire de ce hadith qu’il est permis de faire quatre rak’ats avant la prière du midi et deux après elle. Les quatre rak’ats étaient à la suite l’une de l’autre mais séparées par deux Tachahouds, tout comme une prière prescrite formée de quatre rak’ats.
 
Il s’avère aussi du même hadith que la prière nocturne se fait par deux rak’ats séparées.
 
3 – Celui qui, pour une raison quelconque, ne fait pas les quatre rak’ats avant la prière prescrite du midi, pourra les faire après comme faisait le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue).
 
4 – Quant aux deux rak’ats après la prière du midi, on cite àjeur sujet ce hadith: «Karib, l’affranchi d’Ibn   ‘Abbas, raconte que   ‘Abdul Rahman Ben Azhar et Al-Miswar Ben Makhrama l’envoyèrent chez   ‘Aicha la femme du Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) pour la demander au sujet des deux rak’ats qu’on fait après la prière de l’asr en lui disant: «Transmets- lui le salut de notre part et dis- lui qu’il nous est parvenu que tu fais deux rak’ats après celle de l’asr alors que le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) avait interdit les gens de les faire». A savoir qu’Ibn   ‘Abbas a dit: «Nous corrigions,   ‘Omar Ben Al-Khattab et moi, ceux qui les faisaient. Et Karib de poursuivre: «J’entrai alors chez Aicha et lui posai la question dont j’étais chargé. Elle me répondit: «Va demander cela à Oum Salama». Alors je me rendis chez Oum Salama qui, en lui posant la même question, répliqua: «J’ai entendu le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) interdire les gens de faire ces deux rak’ats de l’asr. Puis il entra chez moi alors qu’il y avait chez moi des femmes de Banou Hararn (des Médinoises). Comme je le vis faire ces deux rak’ats, je dis à ma servante: «Va chez lui et tiens- toi tout près de lui et dis- lui: «Ô Messager d’Allah, Oum Salama te dit: «Je t’ai entendu interdire les gens de les faire alors tu les fais toi- même?». S’il te fait signe de sa main, attends qu’il les finisse d’abord». La servante s’exécuta. Une fois les deux rak’ats accomplies, le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) dit à Oum Salama: «Ô fille de Abou Oumaya, tu me demandes au sujet de ces deux rak’ats après la prière de l’asr. J’ai reçu des gens de   ‘Abdul-Qays avec quelques uns de leur tribu qui ont embrassé l’Islam et m’ont occupé, ainsi j’ai manqué les deux rak’ats que je faisais après la prière du midi. Alors, j’ai dû les faire et c’était elles que tu m’as vu faire».
 
Il s’avère du hadith précité que l’interdiction de faire les deux rak’ats après la prière de l’asr était adressée à celui qui persévérait à les faire croyant qu’elles sont une sunna. D’autre part, si cette interdiction était cotégorique, ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) ne les aurait pas faites. Et c’est Allah qui est l’Omniscient.
 
Suivant un autre commentaire, le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) a interdit de faire ces deux rak’ats (après la prière du midi) en ce moment- là à moins que le soleil ne soit aux grands éclats. De sa part, ‘Omar Ben Al-Khattab interdisait catégoriquement de faire une prière après celle de l’asr. Quant au faire de ‘Aicha, elle l’a motivé par ce hadith dans lequel le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) a dit: «Qu’aucun de vous ne vise à faire sa prière ni au moment (même) du lever du soleil ni à celui de son coucher».
 
III- Les quatre rak’ats de l’asr
 
1 – Elles sont de la sunna recommandée par le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) en demandant aux fidèles de l’observer sans négligence.
 
2 – On trouve leur mérite dans ce hadith rapporté par Ibn   ‘Omar que le Messager d’Allah (Qu’Allah le bénisse et le salue) a dit: «Qu’Allah fasse miséricorde à celui qui prie quatre rak’ats avant la prière de l’asr».
 
3 – Elles sont donc quatre rak’ats unies et séparées par deux tachahouds comme une prière prescrite formée de quatre rak’ats. Mais ceci n’était pas l’opinion de Chafé’i et Ahmed qui ont avancé que ces rak’ats doivent être accomplies à l’instar de la prière nocturne qui se fait par deux rak’ats séparées.
 
Ce qu’il faut retenir consiste à persévérer dans la prière de ces quatre rak’ats avant celle de l’asr comme le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) les faisait.
 
IV – Les deux rak’ats du coucher du soleil (Maghreb).
1 – Cette prière est une sunna recommandée.
 
2 – On les accomplit après la prière du Maghreb.
 
Quant à leur mérite, on le trouve dans le hadith qu’on a cité au début de ce chapitre.
 
3 – On doit les faire chez soi d’après ce hadith rapporté par Mahmoud Ben Labide qui a dit: «Des hommes de Bani ‘Abd Al-Achhal vinrent trouver le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue). Après avoir fait la prière de Maghreb en commun dans la mosquée, il leur dit: «Faites ces deux rak’ats chez vous».
 
V – Les deux rak’ats de l’Icha’.
Il s’agit de deux rak’ats qu’on fait chez soi après la prière prescrite du soir ( ‘Icha’).
 
 
Source : des actes cultuels surérogatoires (Fawzi Ali Mohamed)
 
 
 

LE SOMMAIRE DU LIVRE: (La rak’at impaire)  

 

LE SOMMAIRE DU LIVRE: (La rak’at impaire)
 
1 – L’incitation à prier le Witr.
 
‘AH (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) a dit: «Allah est impair et aime l’impair. Ô gens du Coran, faites donc la prière impaire (le Witr).
Kharija Ben Houdzafa Al-‘Adawi raconte: «Un matin, le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) vint nous trouver et dit: «Allah vous a favorisés par une prière qui vaut mieux que les chameaux roux». Quelle est cette prière? Lui demanda-t- on. Il reprit: «Elle est la prière impaire dont l’intervalle s’étale entre la prière du Soir ‘Icha’ jusqu’à la pointe de l’aurore». Et dans une version, on trouve cet ajout: «Observez- la donc».
 
2 – Le Witr est une sunnat et non un devoir obligatoire.
 
Ailah imposa les cinq prières quotidiennes, jour et nuit, à Son Messager (qu’Allah le bénisse et le salue) et à sa communauté la nuit où le Prophète fit le voyage nocturne. Il lui imposa également les autres devoirs cultuels tels que: La zakat, le jeûne, le pèlerinage et le jihad au fur et à mesure quand il se trouvait à Médine. Puis ce verset concernant tout cela lui fut révélé et il le récita lors du pèlerinage d’adieu: «Aujourd’hui, j’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait» (Coran V,3),
 
 
On peut donc conclure que le Witr est une sunnah et non un devoir prescrit. De sa part, le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) a dit: «II en est cinq prières qu’Allah a imposées à Ses serviteurs. Celui qui les observe sans en rien négliger par légèreté, il bénéficie d’un engagement d’Allah qu’il le fera entrer au Paradis; et ceci en faisant à la perfection leurs ablutions, inclinaisons et prosternations…».
 
Le premier et le dernier moments du Witr.
 
On a cité auparavant que le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) a dit: «Le moment du Witr s’étale entre la prière du Soir et celle du matin».
 
Des moments où le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) faisait cette prière.
 
Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit que le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) faisait les prières nocturnes toute la nuit et le Witr avant la pointe du jour. Et dans une autre version, il faisait le witr au début, au milieu et à la fin de la nuit.
 
Du witr à la fin de la nuit.
 
D’après Jaber, le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) a dit: «Celui parmi vous qui ne sera sûr de se réveiller à la fin de la nuit qu’il prie la rak’at impaire avant de dormir. Quant à celui qui pourra faire la prière à la fin de la nuit, qu’il prie à ce moment- là car cette prière aura ses témoins».
Ibn ‘Omar le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) a dit: «La prière nocturne se fait par deux rak’ats séparées et le wîtr est une rak’at impaire à la fin de la nuit». Il est rapporté dans la tradition que les célèbres compagnons faisaient le witr à la fin de la nuit.
 
Le witr au début de la nuit.
 
Abou Hourayra à dit: «Mon ami confidentiel (le Prophète) m’a recommandé de faire trois choses: Le jeûne de trois jours de chaque mois, la prière de Douha de deux rak’ats et la prière du witr avant de dormir».
 
Le witr fait d’une seule rak’at.
 
Selon ‘Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) séparait entre les prières faites de rak’ats paires et la rak’at impaire. Il faisait parfois sept ou treize ou onze ni plus ni moins que ça.
 
La salutation entre chaque deux rak’ats.
 
Ibn ‘Omar rapporte qu’un homme demanda le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) au sujet de la prière nocturne? Il lui répondit: «La prière nocturne se fait par deux rak’ats répétées. Si tu crains d’être surpris par la prière du matin fais donc le witr qui rend ta prière impaire».
 
Le witr fait de trois rak’ats.
 
On a dit à Al-Hasan que le fils de ‘Omar faisait les salutations après la deuxième rak’at du witr (formé de trois rak’ats) tandis que son père les faisait après la troisième rak’at, il répondit: «Le père était plus versé que le fils dans la religion».
On a rapporté dans la tradition que la plupart des compagnons ne faisaient pas les salutations entre les rak’ats du witr. Anas, dans ce sens, a dit: «Le nuit a un witr et le jour a un autre. Celui du jour est la prière impaire du coucher du soleil et celui de la nuit est aussi formé de trois rak’ats.
Notons que les prières prescrites sont au nombre de cinq et toute autre prière faite en dehors d’elles est surérogatoire.
On demanda Soufian au sujet du witr s’il est d’obligation? Il répondit: «II est une sunnah. Si tu veux, tu termines tes prières par un witr formé d’une seule rak’at, ou de trois, ou de sept, ou de neuf ou même le onze rak’ats sans faire les salutations qu’à la fin».
D’après un hadith rapporté par Abou Hourayra, le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) a dit: «Ne faites pas la prière du witr comme celle du coucher du soleil, plutôt que ce soit de cinq, sept, neuf, onze et même plus que ça».
 
La prière du witr sur le dos d’une monture.
 
11 est dit dans plusieurs hadiths que le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) faisait la prière du witr sur le dos de sa monture quand il était en voyage, quelle qu’était sa direction.
 
 
De ce qu’on recite dans le witr.
On demanda Malek au sujet de la récitation du Coran dans le witr, il répondit: «Les gens ne cessent de réciter dans la première rak’at la sourate Al-‘A’la (Coran LXXXVII) et dans les deux autres les sourates talismaniques. (Coran CXIH et CXIV).
 
Le witr doit être la dernière prière de la nuit.
 
D’après Ibn ‘Omar, le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) a dit aux fidèles: «Faites à ce que votre dernière prière, la nuit, soit le witr».
 
De celui qui prie le witr, s’endort puis se réveille.
 
Les ulémas ne sont pas d’accord sur un homme qui se réveille la nuit, fait une prière de deux rak’ats séparées sans les faire suivre par une rak’at impaire. Celui- ci n’aura pas suivi les dires du Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue). Certains ulémas ont avancé: «Celui qui fait le witr au début de la nuit et s’endort aura accompli sa prière impaire. S’il se rendort après et devient impur rituellement, fait un lavage et même une conversation, ensuite il fait une rak’at impaire. Cette première est autre que la première. Il aura ainsi fait deux witrs dans une même nuit, ce qui n’est pas conformes aux dires du Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue): «Pas de deux witrs dans une même nuit». Et pourtant, il y avait des gens qui faisaient le witr au début de la nuit, se levaient la nuit pour faire une prière paire et la terminer par le witr. Ibn ‘Abbas dit à leur propos: «Ce sont des gens qui jouent avec le witr».
 
De la prière du Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) après le witr.
 
On demanda ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) au sujet des prières nocturnes du Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) après le witr: Elle répondit: «II faisait huit rak’ats assis et les terminait par une rak’at impaire. Puis il priait deux rak’ats assis. Quand il voulait s’incliner, il se levait et s’inclinait».
On a rapporté qu’un homme demanda ‘Abdullah le fils de ‘Omar au sujet du witr, il lui répondit: «Quant à moi, lorsque je termine la prière du soir, je fais d’autres prières de deux rak’ats répétées autant qu’Allah veut. Quand je veux dormir je termine mes prières par un witr ce qui rend mes prières impaires. La nuit, quand je me réveille et veux prier, je fais d’abord une rak’at impaire pour rendre mes prières paires, ensuite je fais les prières nocturnes par deux rak’ats séparées. Avant de terminer, je prie le wilr et ainsi mes prières deviennent impaires.
 
De la prière après le witr.
 
La plupart des compagnons ont répugné toute autre prière faite après le witr.
 
Du qounoute dans le witr.
 
Al-Hasan Ben ‘Ali a dit: «Le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) m’a enseigné une invocation en faisant le qounoute dans le witr».
Al- Aswad a dit: «J’ai tenu compagnie au calife ‘Omar (qu’Allah l’agrée) durant six mois. Il formulait le qounoute en priant le witr». Son fils ‘Abdullah le faisait toute l’année
 
Du qounoute après l’inclinaison.
 
Il est dit que le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) ainsi que les califes faisaient le qounoute après l’inclinaison afin de permettre aux fidèles d’y participer.
 
Du qounoute avant l’inclinaison.
____
On demanda l’imam Ahmed à propos du qounoute, se fait- il avant ou après l’inclinaison? et doit- on lever les mains, comme faisait le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) lors de la prière de l’aube? Il répondit: «Le qounoute se fait après l’inclinaison».
 
Du tekbir pour le qounoute.
 
Tareq Ben Chéhab a dit: «En faisant la prière du matin, lorsque ‘Omar eut terminé la récitation, il fit le tekbir puis le qounoute puis le tekbir enfin il s’inclina».
 
Le fait de lever les mains lors du qounoute.
 
D’après la tradition, la plupart des compagnons levaient leurs mains quand ils formulaient l’invocation du qounoute.
 
Une formule du qounoute.
 
Mon Allah, guide- moi parmi ceux que Tu guides, pardonne- moi parmi ceux à qui Tu pardonnes, prends- moi pour ami avec ceux que Tu prends, bénis pour moi ce que Tu me donnes, protège- moi contre le mal que tu décrètes car Tu juges et Tu n’es pas jugé. Ne sera plus humilié celui que Tu prends à ta charge. Que Tu sois béni et exalté.
 
• Le fait de hausser la voix lors du qounoute.
 
Abou ‘Othman Al-Nahdi a dit: «Lorsque ‘Omar faisait le qounoute dans la prière du matin, il haussait la voix pour faire entendre ceux qui étaient dans la mosquée et au dehors.
 
–         Dire: «Amen» après le qounoute.
 
Ibn ‘Abbas a dit que le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) demandait un mois entier en appelant les malédictions d’Allah sur quelques tribus athées telles que Bani Soulaym, Ra’al et autres, dans toutes ses prières, et les fidèles répétaient après lui en disant: «Amen, quand le Messager (qu’Allah le bénisse et le salue) levait la tête de l’inclinaison en disant: «Allah écoute ceux qui le louent…».
 
L’essuyage du visage après l’invocation.
 
Ibn ‘Abbas rapporte que le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) a dit: «Lorsque vous invoquez, adressez- vous à Allah en ouvrant les paumes des mains et non pas par les dos; et après l’invocation essuyez- vous- en les visages.
 
Le wîtr avant la prière de l’aube:
 
‘Abdullah Ben Nafe’ rapporte que le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue) a dit: «Hâtez- vous de prier le witr avant la pointe de l’aube ne fût- ce qu’une seule rak’at».
Un homme de Bani Asad rapporte: «Le calife ‘Ali (qu’Allah l’agrée) vint nous trouver quand le muedzzin fit l’iqama pour la prière de l’aube. Il nous dit; «C’est à ce moment- là que le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) nous a ordonné de prier le witr.
Mouslim Ben Michkam rapporte: «J’ai vu Abou Al-Darda’ plus d’une fois entrer à la mosquée alors que les fidèles faisaient la prière de l’aube. II se plaçait derrière une colonne et priait le witr puis contimait sa prière avec les fidèles.
 
Malek a dit: «Celui qui s’endort sans prier le witr doit le faire après la prière de l’aube. Il n’est plus permis à quiconque à faire- cela de propos délibéré en remettant son witr à la fin de la prière de l’aube».
 
De l’oubli du qounoute dans le witr.
 
Al-Hasan a dit: «Celui qui oublie de formuler le qounoute dans son witr qu’il fasse les deux prosternations de distraction», et selon une autre version, il a dit; «Rien ne lui incombe s’il ne fait pas cela».
L’invocation après le witr.
‘Ali Ben Abi Taleb rapporte que le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) disait à la fin du witr: «Mon Allah, je cherche protection de Ta satisfaction contre Ton courroux, et Ton pardon contre Ton châtiment, je me réfugie auprès de Toi contre Toi, je ne puis Te louer comme Tu T’es loué Toi- même».
Ibn ‘Abbas rapporte: «Je passai une nuit chez le Prophète (qu’Allah le bénisse et le salue). 11 fit une prière de deux rak’ats, puis huit, ensuite une prière du cinq rak’ats sans faire une pause entre elles. Puis il s’assit, loua Allah et L’invoqua en ces termes: «Mon Allah, mets de la lumière dans mon cœur, dans mon ouïe, de la lumière dans ma vue, à ma droite, à ma gauche, de la lumière devant moi, derrière moi et assigne- moi une lumière, mets de la lumière au-dessus de moi et au- dessous de moi.
Suivant une variante rapportée aussi par Ibn ‘Abbas, le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et le salue) formulait cette invocation: «Mon Allah, je Te demande de m’accorder une miséricorde de Ta part, par laquelle Tu diriges mon cœur, Tu me fais réussir, me remets sur pied, Tu réformes ma religion, Tu élèves ma position, blanchis mon visage, purifies mes œuvres, Tu me préserve contre tout mal; Tu m’inspires la guidée. Mon Allah, accorde- moi une foi sincère et une certitude qui ne sera pas poursuivie par une mécréance. Accorde- moi une miséricorde par laquelle j’obtiendrai l’honneur de Ta haute considération dans le monde d’ici- bas et dans l’au- delà. Grand Allah, je Te demande de m’accorder la réussite lors du jugement, la demeure des martyrs, la vie des bienheureux, la compagnie des Prophètes et la victoire sur les ennemis. Je Te confie de combler mon besoin bien je n’en suis apte de moi- même, car j’ai toujours besoin de Ta miséricorde- Je Te demande ô le Juge de toutes les affaires et le guérisseur de ce qui se trouve dans les poitrines, comme Tu sépares entre les mers, de m’éloigner du châtiment de la fournaise et de l’appel de la destruction et du tourment de la tombe. Mon Allah, ce que Tu donnes (comme récompense) à l’un de Tes serviteurs fais- moi une part même si je n’en suis pas digne. Ô Seigneur de l’univers, fais de nous des guides bien dirigés, nous des égarés ou des gens qui égarent. Fais de nous des ennemis contre ceux qui s’opposent à Toi, et des amis à Tes amis. O Seigneur, voilà notre invocation et la confiance n’est qu’en Toi pour être exhaucés. O Allah à la corde solide et l’opinion juste. Je Te demande de m’accorder la sécurité le jour de la menace et le Paradis le jour de l’éternité avec les rapprochés de Toi les martyrs inclinés et prosternés qui respectent leurs engagements. O Allah, Tu es Miséricordieux, Compatissant et fais ce que Tu veux. Gloire à celui que les glorifications n’appartiennent à Lui le Maître de la grâce immense et les faveurs inépuisables qui, de Sa science, a tout embrassé. Mets de la lumière dans mon cœur, dans mon ouïe, ma vue, dans ma tombe, dans mes cheveux, ma peau, mon sang, mes os, devant moi, derrière moi, à ma droite, à ma gauche, au- dessus de moi, au-dessous de moi et assigne- moi une lumière.
En interprétant ce verset: «Et dans ta salât, ne récite pas à voix haute; et ne l’y abaisse pas trop, mais cherche le juste milieu entre les deux» (Coran XVII,110)
 
Ibn ‘Abbas a dit que les fidèles imploraient Allah à haute voix, mais après la révélation du verset précité, ils ont été ordonnés de baisser la voix.
 

 

 
 

Le mérite des cinq prières, l’importance de l’état de pureté rituelle‏  

Allah ta^ala a dit :

[Sourat Al-Baqarah / ‘ayah 238] ce qui signifie : “Soyez persévérant pour les cinq prières, particulièrement pour la prière médiane, et levez-vous pour Allah pleins de crainte”.

Et Il dit ta^ala :
[Sourat An-Niça’ / ‘ayah 103] ce qui signifie : “Certes la prière a toujours été prescrite pour les croyants en des temps déterminés”,c’est-à-dire les prières obligatoires dans leur temps.

Sache, ô mon frère musulman, que Allah tabaraka wa ta^ala a fait que les cinq prières aient une grande place dans la religion. Elles constituent la meilleure des œuvres après la croyance en Allah et en Son Messager, car le Prophète  a dit :
[rapporté par Ibnou Majah]  “Sachez que la meilleure de vos œuvres, c’est la prière”.

Et dans le recueil sahih de Ibnou Hibban, il est rapporté qu’un homme a demandé au Prophète  : “Ô Messager de Allah, quelle est la meilleure œuvre ?” Il a répondu : ce qui signifie : “La prière”. L’homme répéta sa question une deuxième fois et  le Messager  a dit : ce qui signifie : “La prière”. L’homme posa sa question une troisième fois et le Messager de Allah  a dit : ce qui signifie : “La prière”.

Ainsi la prière fait partie des choses les plus importantes de l’Islam que le Prophète  nous ait recommandées et elle constitue un fondement de la religion. Celui qui l’accomplit comme l’a ordonné Allah ta^ala, avec ses conditions, ses piliers et ses bonnes manières, elle l’empèche de faire les péchés et les actes répréhensibles et ceci est la signification de Sa parole ta^ala :

[Sourat Al-^Ankabout / ‘ayah 45] ce qui signifie : “Certes la prière préserve des actes répréhensibles et blâmables”.

Quant au jugement de celui qui abandonne les cinq prières obligatoires par paresse, c’est qu’il est musulman désobéissant, grand pécheur et qu’il n’est pas mécréant. Mais celui qui les abandonne en reniant leur obligation, il est mécréant car il aura contredit la chari^ah. Le Prophète  a dit :

[Rapporté par l’imam ‘Ahmad]  “Allah a rendu obligatoire sur les esclaves cinq prières quotidiennes. Celui qui les accomplit parfaitement, Allah lui a promis de le faire entrer au paradis. Et celui qui ne les accomplit pas parfaitement, celui-là, Allah ne lui a pas promis de le faire entrer directement au paradis. S’Il veut, Il le châtie et s’Il veut, Il le fait entrer au paradis”.

Le mérite éminent des cinq prières, leur récompense et leur bénédiction sont des choses très connues parmi les gens tout comme la menace sévère du châtiment pour celui qui les abandonne, qui les néglige et qui les accomplit en dehors de leur temps sans excuse valable selon la chari^ah. S’il abandonne les cinq prières ou s’il les accomplit en dehors de leur temps sans excuse valable selon la chari^ah, il aura commis un péché très grave qui compte parmi les grands péchés. Allah tabaraka wa ta^ala dit :

[Sourat Al-Ma^oun / ‘ayah 5] ce qui signifie : “Un châtiment terrible pour ceux qui, parmi ceux qui font la prière, la négligent en la retardant”.

Et la signification de  (sahoun), comme l’ont interprété les savants, c’est que les gens qui reculent leur prière en dehors de son temps sans excuse valable selon la chari^ah, qui ne l’accomplissent donc pas comme Allah ^azza wa jall leur a ordonné dans le temps, Allah ^azza wa jall a menacé d’un grand châtiment (al-wayl) ceux qui le font et qui ne l’accomplissent pas jusqu’à ce que le temps de la prière suivante a commencé.

Le châtiment terrible (al-wayl) est une perdition et un châtiment particulièrement terrible. Quel châtiment alors pour celui qui les délaisse et pour celui qui ne prie pas du tout !

Il nous a été rapporté du Messager de Allah  au sujet de la menace qui pèse sur celui qui abandonne la prière par paresse qu’il sera au jour dernier privé de salut, sans lumière et sans témoignage en sa faveur et qu’il sera avec les chefs des mécréants, les gens de Pharaon, de Haman, de Qaroun, de ‘Oubayy Ibnou Khalaf.

Ceci ne veut pas dire que le musulman qui abandonne par paresse les cinq prières sera éternellement en enfer comme ce sera le cas de ces quatre-là. Mais cela veut plutôt dire qu’il passera un certain temps au jour dernier avec ces gens-là pour qu’il soit humilié en conséquence du péché très grave qu’il a commis envers Allah ^azza wa jall.

D’autre part, sache mon frère musulman que la prière a des conditions de validité, des piliers et qu’elle a une clef, chose importante à laquelle il est un devoir de prêter une attention particulière. Car de même qu’une clef de porte qui n’est pas adéquate n’ouvre pas cette porte, la clef de la prière, s’il elle n’est pas adéquate, nul n’est assuré d’obtenir que sa prière soit récompensée et qu’elle soit valable. Cette clef, c’est l’état de pureté rituelle (at-touhour).

Le Prophète  a dit :
[rapporté par An-Naça’iyy] “Allah n’accepte aucune prière sans l’état de pureté rituelle”.

Et il a dit  :
[rapporté par Mouslim]¨L’état de pureté rituelle, c’est la moitié de la foi”. C’est-à-dire que c’est une grande partie de la foi.

Ceci représente un grand honneur pour l’état de pureté rituelle et une preuve de la part du Prophète  de l’importance de l’état de pureté rituelle selon la chari^ah de Allah tabaraka wa ta^ala.

Ce qui est visé par l’état de pureté rituelle, c’est la purification des deux hadath, le grand hadath et le petit hadath et aussi l’élimination des choses impures selon la chari^ah (najaçah). Il convient donc d’accorder un soin particulier aux deux purifications (taharah) qui sont la petite ablution (woudou’) et la grande ablution (ghousl).

Par conséquent, celui qui néglige l’état de pureté rituelle, c’est comme s’il avait perdu la religion entière et si le musulman parfait soigne son état de pureté rituelle, alors il est possible d’espérer que sa prière également soit parfaite, sans faille.

Sache, ô toi musulman, que celui qui n’accomplit pas consciencieusement sa purification n’accomplit pas consciencieusement sa prière c’est-à-dire que celui qui n’accomplit pas sa purification de façon complète n’accomplit pas sa prière d’une façon complète car il y a alors immanquablement des choses qui lui font défaut.

Allah ta^ala dit :
[Sourat Al-Baqarah / ‘ayah 222 ] ce qui signifie : “Certes Allah aime ceux qui se repentent et Il aime ceux qui se purifient”.

Sache aussi que les cinq prières obligatoires sont les meilleurs des actes pour Allah après la croyance en Allah et en Son messager. Toutefois, les prières surérogatoires, recommandées, si la personne ne les accomplit pas, même une seule fois dans sa vie, il ne lui sera pas demandé de compte à leur propos et elle ne sera pas châtiée au jour dernier pour cela.

Sachant cela, la nullité de la parole qui s’est répandue parmi certaines gens du commun apparaît clairement. Comme ce que certains d’entre eux disent que le Messager de Allah  a dit :

“Celui qui ne prie pas mes sounnah se présentera au jour dernier sans la moindre chair sur le visage”. Et d’autre disent qu’il aurait dit  : “Celui qui ne prie pas mes sounnah n’aura pas droit à mon intercession”.Tout cela n’est que mensonge sur le Messager de Allah . Il est interdit de dire cela. Et celui qui propage cela, il ne lui sera pas utile de viser par ce moyen l’exhortation des gens à accomplir les actes surérogatoires (nafilah).

Le Prophète  a dit :
[rapporté par les deux chaykh]  “Celui qui ment sciemment sur mon compte, qu’il se prépare à prendre sa place en enfer”.

http://islam-93.over-blog.com  

Le jugement du fait de prier pendant les heures d’interdiction de la prière  

Le jugement du fait de prier pendant les heures d’interdiction de la prière
 

question:
L’un de mes amis est très précis dans l’accomplissement de la prière. Parfois il prie, même pendant le coucher du soleil. Il pense que cela pourrait être réprouvé,  mais n’implique aucun péché. Je lui ai dit qu’il était demandé de s’abstenir de prier au moment du coucher du soleil pour se démarquer des mécréants. Est-ce que le fait de prier au moment du coucher ou du lever du soleil est réprouvé ou source de péché et pourquoi ?

Louange à Allah
Il est recommandable (en principe) d’accomplir des prières surérogatoires en tout temps. Cependant il existe des heures d’interdiction de la prière, c’est le temps qui s’étend de la fin de la prière de l’aube jusqu’à ce que le soleil se trouve à une hauteur égale à la longueur d’une lance, et quand le soleil est au zénith jusqu’au moment où il entame son inclinaison. Cela se passe au milieu de la journée, près de cinq minutes avant que le soleil ne s’incline ; le temps qui s’étend de la fin de la prière d’asr  jusqu’au coucher du soleil. L’on tient compte ici de l’accomplissement individuel de la prière. Quand on a achevé la prière d’asr, l’on doit s’abstenir de prier jusqu’au coucher du soleil, sauf dans un cas particulier dans lesquels la prière n’est plus interdite.

L’interdiction vise à éviter toute ressemblance avec les mécréants qui se prosternent au lever du soleil pour lui souhaiter la bienvenue et se prosternent encore à son coucher pour lui dire : au revoir.

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) veillait particulièrement à boucher toute porte qui conduit au shirk ou amène à s’assimiler aux polythéistes.

L’interdiction s’étendant du moment où le soleil est au zénith jusqu’à son inclinaison est expliquée par le fait que c’est l’heure pendant laquelle l’enfer est alimenté, conformément à ce qui a été rapporté de façon sûre d’après le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Il convient de s’abstenir de prier aux heures que voilà.

Bref extrait des Fatwa de Cheikh Ibn Outhaymine, 1/354

 
 

La concentration dans la prière.  

La concentration dans la prière.  

Ibn Qayyim Al-Jawziyyah

La concentration dans la prière présente trois étapes :

– L’attention que le serviteur porte à son cœur en le protégeant et le soignant des maladies des passions, des insufflations sataniques et autres pensées qui peuvent annuler la récompense de la prière ou la diminuer. 
 – L’attention qu’il porte à Allah dont il sait qu’Il le surveille. Il L’adorera ainsi comme s’il Le voyait.
 – L’attention qu’il porte aux sens des paroles d’Allah, aux détails de leur signification et à la soumission à Allah par la prière, de façon à leur donner leur dû en terme de recueillement, de quiétude et autres.

 

En complétant ces trois étapes, le fidèle aura alors parfaitement accompli sa prière, et l’attention qu’Allah lui portera sera proportionnelle à sa concentration.

Lorsque le fidèle se met debout pour prier, toute son attention sera portée sur la souveraineté absolue d’Allah et Son immensité.Le fidèle ne s’orientera donc ni à droite, ni à gauche.

Lorsqu’il prononce le Takbîr,toute son attention sera portée sur la grandeur d’Allah, Sa Majesté et Son immensité.

Lorsqu’il prononce la formule d’ouverture de la prière,il accordera toute son attention à la glorification d’Allah, Son éloge et celle des lumières éclatantes de Son visage, à exempter Allah de tout ce qui ne Lui sied pas, et à Le louer pour Ses attributs et Sa perfection.

Lorsqu’il cherche la protection d’Allah contre Satan le maudit,son attention sera portée sur le fait qu’il vient chercher refuge auprès du soutien inébranlable d’Allah, de Son pouvoir, du secours qu’Il porte à Son serviteur, de la protection qu’Il lui accorde, et de sa défense contre son ennemi.

Lorsqu’il récite les paroles d’Allah, son attention portera sur la connaissance d’Allah au travers de Ses paroles, comme s’il Le voyait et L’observait par le biais de Ses paroles, comme l’a affirmé un pieux prédécesseur : « Allah S’est manifesté à Ses serviteurs par le biais de Ses paroles. » A ce sujet, les gens se divisent en plusieurs catégories, chacun percevant et ressentant les versets d’Allah d’une manière différente. Ainsi, lors de la lecture du Coran en prière, certains sont parfaitement lucides, d’autres borgnes, d’autres aveugles, d’autres sourds, d’autres myopes, etc. En récitant le Coran, le fidèle doit donc être attentif à méditer sur Allah, Ses attributs, Ses actes, Ses ordres, Ses interdits, Ses lois et Ses noms.

Lorsqu’il s’incline, son attention portera sur l’immensité d’Allah, Sa Majesté, Sa puissance et Sa grandeur. C’est pour cela qu’il est institué de dire lorsqu’on est incliné : « Gloire à mon Seigneur l’immense. »

Lorsqu’il se relève de l’inclinaison, son attention sera portée sur la louange d’Allah, Son éloge, Sa glorification, Son adoration, et sur le fait qu’Il est Le seul à faire don ou à priver autrui.

Lorsqu’il se prosterne,il portera son attention sur la proximité d’Allah, Son rapprochement, la soumission et l’humilité envers Lui, la nécessité que l’on éprouve à Son égard, la faiblesse du serviteur, son humilité face à Allah et Sa supplication.

Quand il relève la tête après la prosternation, il s’agenouille ainsi, et son attention portera sur la richesse d’Allah, Sa générosité et Sa largesse pour lesquelles le serviteur éprouve un profond besoin. Il suppliera alors Allah en faisant preuve d’humilité, pour qu’Il lui pardonne, lui fasse miséricorde, le protège, le guide et lui accorde sa subsistance.

Lorsqu’il s’assoit pour accomplir le Tashahhud, il se retrouve dans une situation différente, et son attention sera sollicitée de façon autre, qui ressemble à la situation du pèlerin lors du Tawâf d’Adieu. En effet, son cœur sent qu’il va bientôt quitter l’entretien qu’il a avec son Seigneur pour se consacrer aux choses de ce bas monde, aux soucis et aux occupations dont il s’est détaché pour adorer son Seigneur. Or, avant la prière, son cœur était en proie aux tortures et aux douleurs causées par tous ces soucis. En entrant en prière, le cœur a ressenti l’esprit de la proximité divine, et goûté aux délices procurés par l’entretien qu’il a avec Allah. Lorsque la prière touche à sa fin, le cœur sent qu’il va retourner aux soucis d’ici-bas, il est donc affligé à l’idée de conclure la prière et de la quitter, en disant : « Si seulement cette prière pouvait se prolonger jusqu’au jour où je rencontrerai Allah. »

En effet, le cœur sait qu’il va quitter le dialogue initié avec Celui dont l’entretien n’engendre que bonheur, pour s’entretenir de choses qui ne procurent que douleur, souci, accablement et amertume. Cependant, n’éprouvera ces deux sentiments qu’un cœur vivant, rempli du rappel d’Allah, de Son amour et de Sa compagnie. [Un cœur] qui sait que dialoguer avec des créatures, les voir et les fréquenter n’engendre le plus souvent que douleur, amertume, oppression de la poitrine, obscurité du cœur, bonnes actions manquées, accumulation de péchés et déconcentration de l’esprit qui ne pourra plus s’entretenir avec Allah comme il se doit.

par Oum AbdAllah
http://depassageicibas.over-blog.fr/  

 
 

Fatawas concernant la prière.  

1- Accomplir la prière avec des vêtements sur lesquels se trouvent des images.Il n’est pas permis de prier avec des vêtements sur lesquels se trouvent l’image d’un être vivant ayant une âme, comme l’oiseau, la gazelle, l’être humain, et d’autres choses ayant une âme ; et en ce qui concerne ce qui n’a pas d’âme, comme l’arbre, les récipients, et tout ce qui n’a pas d’âme, il n’y a alors aucun mal pour ces choses sauf s’ils préoccupent celui qui prie, et ils sont donc détestables.

Et si les images sont recouvertes par les vêtements de la prière, ceci est détestables aussi.

Et si la personne prie avec des vêtements sur lesquels se trouvent l’image d’un être ayant une âme comme l’oiseau, sa prière est alors valable, sauf qu’il a commis un acte interdit, et il commet un péché bien que la prière soit valable.

Et Allah sait mieux.

Dr Soulaïmaane ibn Fahd Al-‘Issaa.

2- Retarder la prière à cause de la difficulté de prendre le bain.

Louange à Allah Seul, et bénédictions et salutations d’Allah sur le messager d’Allah :

Retarder la prière de l’aube intentionnellement jusqu’à ce que son heure soit écoulée, est un grand péché, parce que le rapport sexuel a eu lieu entre les époux avant l’entrée de l’heure de la prière de l’aube, puis l’heure de la prière a commencé alors que les deux époux étaient en état d’impureté majeur [Djanaabah] ; donc, il était obligatoire pour eux d’accomplir les grandes ablutions afin qu’ils accomplissent la prière à son heure prescrite ; et s’ils ne pouvaient pas accomplir les grandes ablutions à cause de la rigueur du froid [parce qu’il faisait très froid] et qu’ils n’avaient pas les moyens de réchauffer l’eau, ce qui est obligatoire dans ce cas est d’accomplir le Tayammoum, puis accomplir la prière de l’aube à son heure prescrite, et Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité ; et le fait de ne pas être en état de pureté, n’est absolument pas une excuse pour retarder la prière. Et il est obligatoire d’accomplir la prière à son heure prescrite même sans se purifier avec de l’eau, parce qu’Allah n’a rendu le Tayammoum obligatoire lorsque l’on n’a pas d’eau que par considération pour l’heure de la prière.

Et Allah sait mieux.

Cheikh Saami ibn Abdel-‘Aziz Al-Maajid.

3- Dévier de la Quiblah.

La quiblah de ceux qui se trouvent à l’intérieur de la mosquée sacrée de la Mecque est la Kâabah, et la Quiblah de ceux qui se trouvent à l’extérieur de la mosquée sacrée est sa direction ; et il est obligatoire pour le musulman de rechercher la Quiblah lorsqu’il veut accomplir la prière.

Et en ce concerne les règles de la déviation minime qui n’annule pas la Quiblah, c’est qu’il ne sorte pas à cause de sa déviation vers une autre direction que celle de la Quiblah ; et la signification du hadith : (Ce qui se trouve entre l’Est et l’Ouest est une Quiblah) rapporté par Tirmidhi [342], Ibn Maajah [1011] et Maalik [1/189], ceci est pour ceux qui se trouvent au Nord de la Mecque ou au Sud de la Mecque, donc la Quiblah des habitants de Médine est le Sud, et par conséquent cette direction est leur Quiblah tant qu’ils se dirigent vers le Sud, et la déviation minime qui ne sort pas de la direction de la Quiblah, ne cause aucun mal.

Et à propos de la parole : “est-ce que cela veut dire que si ma Quiblah est dans la direction de l’Est, est-ce que je peux me diriger dans ma prière vers le sud-est ou nord-est ?”.
La réponse :
J’ai dit précédemment que ce qui est obligatoire pour le musulman, est de rechercher la Quiblah lorsqu’il veut prier, mais si le musulman fait un effort pour rechercher la Quiblah, et que sa Quiblah est dans la direction de l’Est, et qu’après la prière, il se rend compte qu’il a prié en déviant de la Quiblah vers la direction sud-est ou nord-est, sa prière est alors correcte tant qu’il n’a pas dévié de la Quiblah vers une autre direction comme le Nord ou le Sud par exemple.

Dr Mohammed ibn Soulaïmaane Al-Mani’i.

4- Prier dans une autre direction que la Quiblah par ignorance.

Question : Ma mère est venue me rendre visite et elle ne connaissait pas la direction de la Quiblah, et elle priait à environ 90 degrés en dehors de la direction correcte de la Quiblah ; et lorsque nous sûmes cela, nous lui indiquâmes la direction correcte de la Quiblah. Quel est le jugement concernant ses prières précédentes ? Et doit-elle recommencer les prières ?

La réponse : Louange à Allah Seul, et bénédictions et salutations d’Allah sur celui après qui il n’y a pas d’autre prophète :

Il est obligatoire pour le musulman lorsqu’il arrive dans un endroit de demander où se trouve la direction de la Quiblah avant qu’il accomplisse la prière, parce que pour la Quiblah des habitants des villes et la Quiblah dans les immeubles, il ne faut pas faire un effort pour la rechercher car elle est connue des habitants de cette endroit, c’est la raison pour laquelle elle doit recommencer les prières qu’elle a priées dans une direction autre que celle de la Quiblah, et elle doit les accomplir dans l’ordre jusqu’à ce qu’elle achève toutes les prières qu’elle a priées dans une autre direction que la Quiblah.

Et Allah sait mieux ce qui est correct.

Dr Hassan ibn Khalaf Al-Jabouri.

 
 

Le problème de concentration dans la Prière  

La Prière, ses objectifs et ses significations

Le problème de concentration dans la prière est une préoccupation universelle pour des millions de priants qui y sont confrontés quotidiennement.

Un problème, car la prière rituelle occupe une place primordiale dans le système des rites en Islam et tout Musulman est tenu obligatoirement d’accomplir cette prière cinq fois par jour, sous peine d’être fautif vis-à-vis d’Allah. En effet, selon le Hadith, la prière est le pilier de la Religion, si elle est acceptée, le reste (des actes de piété du croyant) sera accepté, et si elle est rejetée, tout le reste sera rejeté aussi. Or, pour être acceptée, la prière doit remplir un certain nombre de conditions, et entre bien d’autres, elle doit être correctement accomplie selon un ordre prescrit précis. Et on sait que la prière rituelle consiste en une suite de gestes, de mouvements et de positions corporelles pendant lesquels le priant doit prononcer des lectures prescrites. L’acceptation de la prière ou son rejet dépend en partie de l’accomplissement correct et selon l’ordre prescrit de tous les mouvements et lectures que chaque prière requiert. Il suffirait donc que le priant omet ou oublie d’accomplir une séquence de la prière, une lecture, un mouvement prescrit pour que sa prière soit invalidée ou défectueuse. Or de tels oublis sont fréquents chez un bon nombre de priants, vu nos soucis, nos préoccupations et nos stress quotidiens qui nous déconcentrent souvent, et nous font perdre le fil du déroulement de la prière. Il arrive à chacun de nous souvent pendant la prière de penser subitement à un ami qu’on a rencontré ou qu’on va rencontrer, à ce qu’on mange tout à l’heure, à une remarque désobligeante faite par un individu etc… Or ce sont ces idées qui envahissent sans cesse et l’une après l’autre notre esprit qui empêchent celui-ci de se concentrer sur le déroulement correct de la prière.

D’autre part l’esprit est le centre de la pensée et l’entité dans laquelle naissent et passent les idées. Il doit être donc forcément toujours occupé par une pensée, tout comme un corps creux dans l’air ou dans l’eau ne peut rester une seconde inoccupé par l’air ou l’eau qui l’entoure. Or, nous accomplissons très souvent nos prières, dont nous connaissons le moindre et tous les détails par coeur, machinalement et notre esprit se trouve de ce fait par moment inoccupé, ce qui permet aux idées extérieures de s’y introduire pendant ces moments d’inattention et de nous distraire ou de nous déconcentrer. De là nous perdons le fil du déroulement de la prière, et nous savons plus si nous avons déjà accompli deux ou trois rak’ah par exemple.

La preuve de l’importance de ce problème universel qu’est la concentration dans la prière est l’invention aberrante, par quelques esprits mercantiles, d’un instrument ou plutôt d’un gadget avertisseur qui rappelle au priant dans quelle rak’ah de prière il se trouve, afin qu’il ne se trompe pas dans le nombre de rak’ah qu’il a accomplies. Nous disons aberrante, car loin de résoudre le problème de la concentration, elle la supprime, et ce faisant, elle pallie un problème de forme au détriment du fond qu’elle annihile carrément, en vidant la prière de tout son contenu et en la réduisant à quelques gestes corporels creux. Car comme nous allons le voir dans les pages suivantes, la concentration est la première étape vers un état spirituel et de recueillement qui se situe au centre de tous les objectifs de cette obligation grandiose, et sans lequel l’acceptation de la prière est sujette à caution. En laissant à la boussole avertisseuse le soin de nous rappeler les étapes du déroulement de la prière, nous nous perdons même le peu d’effort de concentration que nous déployons pour suivre les différentes séquences de la prière, et par conséquent nous perdons tout espoir de parvenir un jour à cet état de recueillement total, tant souhaité par tous les croyants.

Que faire donc pour garder et développer la concentration dans la prière et éviter d’être distrait par l’intrusion incessante des pensées et des souvenirs qui vaguent dans notre esprit ? La réponse qu’on entend souvent est qu’il n’y a pas un remède miracle à ce phénomène et que chacun à sa propre recette pour essayer de maintenir cette concentration si bien souhaitée par tous et chacun. Voilà quelques propositions à cet égard :

1-Commencer la préparation de la concentration avec les préalables de la prière (le wudhû’) en essayant de nous départir de toutes nos préoccupations terrestres et de chasser de notre esprit toutes les pensées ne se rapportant pas à la prière et en récitant des salawât, des tasbih, ou des versets coraniques.

2- On se met à respirer profondément, avant de commencer la prière, ce qui aide à la concentration, comme on le fait lorsqu’on se trouve devant un examinateur et que nous voulons ne rien oublier de ce que nous avons appris par coeur ou de ce que nous aurions à dire.

3-Lorsqu’on s’apprête à commencer la prière, on essaie de s’imaginer dans une situation où on se trouverait devant une personnalité importante à qui on doit exposer nos idées ou nos doléances, ce qui nécessiterait un maximum de concentration, ou devant un examinateur ou un sélectionneur devant lequel le maintien de la présence d’esprit est indispensable.

4- Lorsqu’on commence la prière, on fixe un point par terre ou devant soit et on se concentre sur ce point, pour empêcher notre esprit de se disperser ou de se distraire.

5-On chasse systématiquement toutes les pensées intruses qui pénètrent l’une après l’autre dans notre esprit, ou en d’autres termes on procède à un effort constant de vidage systématique de nos préoccupations terrestres en nous concentrant sur les séquences de la prière.

6-On se concentre sur la signification des mots que nous prononçons et les mouvements que nous effectuons, et chaque fois que nous sommes en train d’accomplir une séquence de la prière nous pensons à la séquence suivante pour ne pas laisser à une pensée intruse de se frayer un chemin vers notre esprit entre les deux séquences. Ou bien lorsque nous prononçons “qul huwa-l-lâhu ahad.” par exemple, nous pensons à la suite immédiate de cette lecture, à savoir “Allâhu-ç-çamad” et ainsi de suite. Ou encore, lorsque nous sommes en train d’accomplir la première prosternation de la première rak’ah, nous pensons à la seconde prosternation, et avant la fin de celle-ci nous nous rappelons que nous allons commencer la seconde rak’ah.

En bref, l’essentiel pour le priant est de garder un état de concentration et de conscience dans la prière et chacun peut trouver le moyen le plus approprié pour lui de parvenir à cet état. Mais pour parvenir à cet état de concentration, l’effort soutenu et l’entraînement sont nécessaires.

7– L’esprit est le centre de la pensée et les idées y naissent perpétuellement. Lorsque nous accomplissons la prière machinalement puisque nous savons par coeur toutes ses parties, notre esprit se trouve donc libre et toutes les pensées surgissent pour occuper l’espace inoccupé ou le vide créé par notre inattention. Il suffit donc que nous l’occupons avec les détails du déroulement de la prière pour faire barrage aux pensées intruses qui risquent de nous déconcentrer et nous faire oublier telle ou telle autre partie de la prière.

8- Le priant peut imaginer qu’il y a derrière lui d’autres priants qui le suivent dans l’accomplissement de la prière et il est obligé donc de garder sa vigilance et son esprit alerte pour ne pas induire en erreur ceux dont il a la responsabilité.

Si le problème de concentration se pose pendant la prière plus qu’ailleurs (lors d’un entretien avec une haute personnalité, un examinateur ou dans des cas semblables), c’est que dans le second cas, on est en présence d’un stimulus matériel ou physique qui maintient l’esprit de l’individu en état d’alerte, alors que dans la prière un tel stimulus n’existe pas, sauf bien entendu pour des adorateurs qui ont atteint un haut degré de spiritualité et qui ressentent très fortement la présence du Créateur devant eux sans Le voir physiquement.

Il est instructif à cet égard de jeter un coup d’oeil sur ceux qui pratiquent le yoga, le zen ou la méditation pour développer leur capacité à la concentration qui se situe au coeur de ces pratiques. Pour un débutant qui veut pratiquer la méditation, laquelle consiste schématiquement à essayer de vider l’esprit ou d’en chasser toutes les pensées qui y pénètrent sauf une sur laquelle il se concentre exclusivement, on recommande au néophyte d’allumer une bougie par exemple et de concentrer toute sa pensée sur cette bougie. Une autre méthode d’entraînement à la concentration consiste à se focaliser l’attention sur une activité physiologique machinale, la respiration. Le débutant est appelé à se concentrer sur chaque inspiration et chaque aspiration ou/et à compter mentalement le nombre de secondes que dure chacune d’elles (l’inspiration et l’aspiration).

Ceci n’est qu’un entraînent et un exercice qui vise à maîtriser la concentration. Mais lorsqu’on devient un yogi confirmé ou un maître dans le domaine de la méditation, un tel support extérieur n’a plus de raison d’être. De même, les démarches, les pratiques ou les exercices précités pour le priant sont destinés au commun des mortels d’entre eux, et servent à lui faire acquérir la capacité à la concentration, alors que les mystiques chez qui prévaut le monde spirituel n’ont pas besoin de tels accessoires pour parvenir au sommet du recueillement pendant la prière où ils se trouvent totalement et exclusivement concentrés sur leur bien-aimé Créateur.

Ceci dit, il est intéressant de voir ce que suggère à cet égard un grand savant et maître religieux, Son Éminence Ayatollah Behjat.

 

On a demandé à son Éminence :

“O votre Éminence ! Malgré notre âge avancé, nous n’avons pas encore éprouvé le plaisir de l’adoration, notamment la douceur de communier avec Allah lors de la prière. À votre avis que devrions-nous faire pour éprouver, ne serait-ce qu’un peu du plaisir que nos Imams infaillibles nous ont promis ?”

 

Son Éminence acquiesça d’un signe de tête et dit :

“Cher fils ! Effectivement c’est un problème universel. Chacun de nous est confronté à ce mal”

Mais l’interlocuteur n’était pas satisfait de cette réponse et lui demanda de lui donner un conseil plus concret :

“Notre position diffère de celle que vous avez atteinte : vous êtes parvenu au plus haut degré de la spiritualité, alors que nous sommes de simples débutants. Que devrions-nous faire donc ?”

 

Son Éminence dit :

“Peut-être moi aussi, souhaiterais-je avoir votre position ! “

 

Non satisfait de cette réponse modeste, l’interlocuteur demanda plus de clarification.

Son Éminence concéda cette réponse :

“Pour avoir la concentration nécessaire dans la Prière, on doit observer

a- certains préparatifs nécessaires avant la Prière et

b- certaine discipline pendant la Prière

 

Explication:

a- On doit observer la taqwâ (la crainte révérencielle d’Allah) avant la Prière, c’est-à-dire que l’on doit s’abstenir de tout péché qui conduirait noircir la pureté naturelle du Coeur, car “les péchés polluent la pureté du Coeur!” et réduit par conséquence sa luminosité.

 

b- On doit ériger un haut fil de sécurité autour du cur de telle sorte qu’aucune pensée intruse et distractive ne puisse entrer dans son sanctuaire sacré. La pensée du priant doit être concentrée intensément sur Allah et personne d’autre qu’Allah ne doit y avoir accès.. Et si sa pensée commence à errer, il doit la ramener vers la bonne direction dès qu’il se rend compte de ce début de déviation.

Notre conscience de la Magnificence d’Allah n’est pas suffisante (pour éprouver le plaisir de la communication spirituelle) et a besoin d’être renforcée, ce qui signifie que notre imân (foi) est faible et a besoin d’être consolidé.

 

Quelques mesures pratiques dont :

“Lorsqu’on commence la prière on doit focaliser notre attention sur la signification de la sourate al-Hamd et de la sourate complémentaire afin de maintenir le contact avec le Créateur”

 

L’un des facteurs qui aide à la concentration est l’exercice du contrôle sur les organes de nos sens (les yeux, les oreilles, la langue etc) tout au long de la journée, étant donné que la concentration ne peut être obtenue qu’à travers sous des conditions préliminaires spécifiques dont la surveillance étroite de nos organes sensoriels

 

A la question : “Que devrions-nous faire en vue d’obtenir l’état d’obéissance totale aux Commandements d’Allah »? et surtout pour être au nombre de ceux qu’Il désigne dans les versets coraniques suivants (Sourate al-Mu’minûn : 1-2/23) : «Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humble dans leur Salât (Prière) » ? Comment un croyant peut-il atteindre cet heureux état d’humilité » ?

Son Éminence répond :

“Au début de la prière on doit demander sincèrement l’intercession de l’Imam du Temps, al-Hujjat-ibn-Hassan (l’Imam al Mahdi) (Qu’Allah hâte sa réapparition et qu’Il nous place parmi ses partisans) et accomplir la prière selon sa forme requise »

Comment obtenir la présence d’esprit pendant la prière et comment contrôler nos pensées et nos sentiments ?

Son Éminence répond :

“Au Nom du Très-Haut. Du moment où votre attention est concentrée sur Allah, ne la laissez pas disparaître “

 

Comme on peut le remarquer dans ces échanges entre un commun des mortels et un grand Savant, ce qu’on cherche dans la prière ce n’est pas seulement comment accomplir la prière correctement pour s’acquitter d’une obligation pour être quitte devant Allah, mais aussi, et c’est la préoccupation ou le désir ardent de beaucoup de croyants, comment atteindre tous les objectifs sublimes liés à cette législation divine. Expliquons-nous, lorsqu’Allah nous ordonne de faire quelque chose, c’est sûrement parce que ce quelque chose nous est bénéfique, lors même que nous ne saurions pas quel est son intérêt ou son avantage pour nous, de même que lorsqu’Il nous interdit de faire quelque chose, c’est parce que ce quelque chose nous est nuisible, lors même que nous ignorerions quelle est sa nuisance. Nous accomplissons donc le premier et nous nous abstenons du second respectivement pour obéir à Allah et pour ne pas subir Sa colère. Mais lorsque Allah nous demande de lui obéir et de nous acquitter d’une obligation qu’Il nous impose, Il nous promet également une récompense spirituelle liée à cette obéissance. Donc en accomplissant la prière, non seulement nous cherchons à nous soustraire au châtiment d’Allah, mais nous aspirons aussi à obtenir la récompense spirituelle qui découle de l’acquittement de ladite obligation. Et s’il suffit un minimum – l’accomplissement correct de la prière- pour que nous puissions estimer nous être acquitté de cette obligation (la prière), l’effort pour la perfection est nécessaire pour pouvoir espérer l’obtention de la récompense spirituelle de la Prière. C’est dire que plus nous essayons d’accomplir la prière de la façon la plus parfaite possible, plus nous pourrons espérer avoir le mérite d’une grande récompense spirituelle, et tirer les plus d’avantages possibles que présente cet accomplissement. Ainsi, lorsque le hadith nous parle d’une “Prière acceptée ou agréée par Allah”, il faudrait comprendre le terme “acceptation” dans un double sens, au sens propre et au sens figuré. Au sens propre, lorsqu’on accomplit la prière correctement et conformément aux règles prescrites, notre prière est valide, et nous pouvons estimer avoir obéi à Allah, nous être acquitté de notre obligation, être en règle avec Allah et rien de plus. Au sens figuré, lorsque “l’acceptation” est synonyme du mérite de la récompense spirituelle, dû aux efforts de perfectionnement dans l’accomplissement de la prière ou l’acquittement de l’obligation. Dans le premier cas, la concentration est requise pour l’accomplissement correcte de la prière, et dans le second, outre la concentration, la présence de coeur et d’esprit, le recueillement, la conscience d’être en présence d’Allah etc. sont nécessaires. En un mot, l’idéal pour tout croyant pieux est non seulement de s’acquitter correctement de son obligation, en l’occurrence, la Prière, mais aussi avec le plus grand recueillement possible pour espérer atteindre au plus grand nombre des avantages infinis de cet acte de piété sur lequel le Créateur, le Prophète (P) et les Imams ont tellement insisté.

Évidemment ce haut degré de détachement des préoccupations terrestres et la concentration totale sur la présence d’Allah devant le priant est souvent le propre des Prophètes, des Imams et des adorateurs vertueux; mais ce degré de spiritualité est ardemment désiré et prisé par tous les croyants, car après tout la raison d’être de la Prière et son objectif final est justement d’amener le croyant à ce stade, étant donné que le but de la création de l’homme est de lui permettre d’oeuvrer en vue d’atteindre à la perfection.

Ce bref exposé sur le double sens de l’acceptation de la prière devrait nous permettre de mieux comprendre les différents versets coraniques ou hadiths du Prophète et des Imams, ainsi que des ulémas qui évoquent souvent les conditions requises d’une prière agréée, ou la signification profonde de cette obligation centrale en Islam, comme on le constatera dans les pages suivantes qui montrent que “la Prière représente chez le Musulman le degré le plus élevé de conscience et de réflexion sur la Vérité et sans cette conscience, on ne doit pas s’attendre à ce qu’elle (la Prière) produise l’effet escompté.(1) :

 

La Prière, sa signification et les exigences de son accomplissement

1-La Prière, la Conscience et la Quiétude

Le Noble Prophète (P) au Compagnon auguste, Abû Tharr al-Ghifârî :

«Ô Abû Tharr! Deux rak’ah de Prière accomplies dans la sérénité valent mieux que l’accomplissement des Prières toute la nuit avec un coeur distrait».(2)

Ici nous comprenons que ce qui importe dans la pratique de l’adoration c’est la sérénité contemplative, la conscience de l’acte dans un climat de tranquillité de l’esprit, et non la quantité non accompagnée d’une élévation qualitative, car négliger celle-ci pourrait conduire à la non-acceptation de la Prière, cette négligence étant assimilée à une attitude de mépris envers elle.

Le Saint Prophète (P) a dit, en effet:

«Quiconque accomplit sa prière à la légère n’est pas de moi, Par Dieu, il ne me rencontrera pas auprès du Bassin (au Paradis)».

Selon l’Imam al-Sâdiq (p):

«Par Allah, il arrive qu’un individu fasse la prière pendant cinquante ans sans qu’Allah accepte une seule de ses prières. Par Allah, si vous faisiez la prière pour un voisin ou un ami, il n’accepterait pas votre prière, si elle est faite à la légère. Or Allah Qui n’accepte que ce qui est Beau, comment pourrait-IL accepter un acte accompli avec dédain?!»(3)

 

Selon l’Imam al-Bâqer (p):

«Un jour, alors que le Prophète (P) était assis dans la mosquée, un homme entra et se mit à prier, mais sans terminer complètement l’acte d’Agenouillement (rukû’) et l’acte de Prosternation (sujûd). Le Prophète dit alors: C’est comme le becquetage du corbeau! Si cet homme meurt avec cette façon de prier, il mourra dans une religion autre que la mienne».

 

Selon le Prophète (P):

«La Prière est comme la balance: qui donne le plein poids, aura le plein poids».

Selon l’Imam al-Sâdiq (p):

«Lorsque vous accomplissez une Prière obligatoire, accomplissez-la à l’heure prescrite, et comme quelqu’un qui fait ses adieux, craignant qu’il ne revienne jamais. Puis, concentrez votre regard sur l’emplacement où vous posez votre front pendant la prosternation. Car si vous saviez qui se trouve à votre gauche et à votre droite, vous accompliriez bien mieux votre Prière. Et sachez que vous êtes entre les mains de Celui Qui vous voit et Que vous ne voyez pas».

L’Imam al-Bâqer (p) dit:

«La moitié, le tiers, le quart ou le cinquième de la Prière, selon le cas, est accepté. N’est acceptée de sa Prière que la partie accomplie de tout son coeur».(4)

De là on comprend pourquoi l’interdiction de l’alcool en Islam a débuté par l’interdiction faite aux ivrognes d’accomplir la prière en état d’ivresse, car il leur manque l’état de conscience requis lors de l’accomplissement de la prière.

C’est aussi pour la même raison que l’Islam fustige ceux qui font montre de paresse lorsqu’ils s’apprêtent à accomplir la prière, car l’état de paresse ne concorde pas avec l’état de conscience et de sérénité requis.

C’est pourquoi enfin la tranquillité de l’esprit a été posée comme la condition préalable à l’accomplissement de la Prière, comme en témoigne le verset coranique:

«Acquittez-vous de la Prière quand vous êtes dans la tranquillité».(5)

Donc la conscience dans un climat de tranquillité est très nécessaire pour que la Prière produise l’effet souhaité. C’est pourquoi, beaucoup de hadith affirme qu’une heure de réflexion d’un savant conscient vaut mieux que des années d’adoration d’un adorateur inconscient.

En posant la condition de la conscience, de la compréhension et de la réflexion dans la prière, l’Islam veut l’enraciner chez le Musulman afin qu’il soit toujours alerte, actif, se maintenant toujours sur le Droit Chemin, évitant de trébucher sur l’ignorance, et d’oublier la promesse qu’il a faite à Allah.

 

Donc la répétition de la Prière (cinq fois par jour tout au long de l’année) ne fait que confirmer la continuité de la conscience, et refixer les concepts qu’elle exprime. De là, la Prière est le meilleur rappel, fait à l’homme pour qu’il demeure conscient et applique ou observe la signification de ses actes de Prière:

«Acquitte-toi de la Prière: la Prière éloigne l’homme de la turpitude et des actions blâmables. L’invocation du Nom de Dieu est ce qu’il y a de plus grand. Dieu sait parfaitement ce que vous faites».(6)

 

Et selon les Imâms d’Ahl-ul-Bayt, parlant de l’utilité de la Prière:

«La raison de la Prière! Elle est la reconnaissance de la Seigneurie d’Allah (IL est Très-Haut et Exalté) et la continuation de Son évocation jour et nuit, afin que le serviteur n’oublie pas son Maître, son Régulateur et son Créateur, pour devenir insolent et tyran. Donc le fait d’invoquer son Seigneur et de se mettre débout devant Lui pour accomplir l’Office, servirait de barrage devant les péchés et d’empêcheur de toutes sortes de perversion».(7)

Et:

«Allah aime que les serviteurs commencent toute action tout d’abord par Lui obéir et L’adorer, car ce faisant, ils ne L’oublieront pas ni ne L’ignoreront, ce qui leur évite d’avoir les coeurs endurcis».(8)

 

Maintenant passons aux choses que la Prière incarne et rappelle.

 

Et l’Imam al-Baqer (p) (le 5e Imam) dit:

«Quiconque boit de l’alcool et s’enivre, sa Prière ne sera pas acceptée pendant quarante jours».(9) Et selon un autre hadith: «Celui qui outrepasse les droits des autres, sa prière ne sera pas acceptée».(10)

Enfin, c’est sans doute parce que la Prière développe chez le priant l’élément de l’auto comptabilité ou de l’auto surveillance, qu’on dit qu’elle «éloigne la turpitude et les actions blâmables» (Inna-ç-çalâta tanhâ ‘an-il fah-châ’i wal-munkar).(11)

2-La Prière et la Sécurité intérieure

Les jeunes gens qui grandissent au sein de la civilisation matérialiste souffrent énormément du problème de l’angoisse et du stresse. Aussi le seul moyen de se soustraire à cet état de malaise, c’est de s’engager dans les groupuscules anarchistes, les sectes suicidaires, le naturisme, ou de noyer leur angoisse dans la drogue.

Sans doute le facteur le plus important de cet état de stress et d’angoisse est-il la perte de la tranquillité spirituelle et la peur de l’inconnu qui habitent l’homme.

En Islam le problème est éradiqué. Le problème du stress n’existe que dans les sociétés qui se sont écartées de l’Islam ou s’en sont éloignées.

C’est la foi consciente du Musulman qui le met à l’abri de ce phénomène qui fait des ravages dans les sociétés occidentales. Le fait que le Musulman consacre quelques minutes, plusieurs fois par jour, pour méditer et parler avec le Maître du Mystère, lui fait oublier tous les soucis mondains et tous les problèmes quotidiens, car il sait qu’il a affaire là au Tout-Puissant qui a entre les mains la clé de tout ce qui pourrait l’angoisser, et que sa pensée ou son souci se dirige vers un monde infiniment et incomparablement plus important que le monde actuel, à savoir la vie éternelle.

La prière lorsqu’elle est accomplie correctement représente le plus haut degré de l’invocation d’Allah et le meilleur refuge pour le Musulman: «N’est-ce pas par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les coeurs».(12)

L’Imam al-Sâdiq (p) le 6e Imam d’Ahl-ul-Bayt, dit:

«Lorsque l’Imam Ali (p) se sentait terrifié par quelque chose, il se réfugiait dans la Prière».

Et:

«Qu’est-ce qui vous empêche de faire le wudhû’ et d’entrer à la Mosquée pour accomplir deux rak’ah (unité) de Prière chaque fois que vous avez une affliction?! N’avez-vous pas entendu Allah dire: Cherchez secours dans l’endurance et la Prière…(13)».(14)

Bien d’autres hadiths projettent la lumière sur les vertus de la Prière et montrent combien Allah entoure de Sa Miséricorde le priant. Selon un hadith du Prophète (P): «Lorsque le serviteur se met à Prier, Allah – IL est Puissant et Exalté – le regarde et la Miséricorde le couvre depuis sa tête jusqu’à l’horizon du Ciel, et il est entouré des anges jusqu’à l’horizon du Ciel. De plus Allah affecte un ange qui se tient au-dessus de sa tête et lui dit: «O toi, qui pries! Si tu savais Qui te regarde et à Qui tu t’adresses, tu ne tournerais jamais ton regard et tu ne bougerais jamais de ta place».(15)

Notons enfin que la différence est grande et évidente entre la Prière du Musulman et celle des gens qui se réfugient dans des sectes inspirées du bouddhisme. Certes tous deux vivent dans un monde spirituel, mais alors que le premier (le Musulman) vit consciemment, et transcende avec la vérité que confirme sa nature innée, le second s’absente dans un rêve et dès qu’il se réveille, il revit sa réalité amère.

* * *

3-La Prière s’adapte à Toutes les Formes de la Vie humaine

De même que tous les rites ou actes d’adoration islamiques se caractérisent par leur universalité, c’est-à-dire leur adaptation à toutes époques et à toutes sociétés, de même la Prière est adaptable à tous les états et changements de la vie de l’homme: dans l’aisance comme dans la difficulté, dans la tension comme dans la détente. Le Musulman a l’obligation de l’accomplir chaque matin, chaque midi, chaque après-midi, chaque crépuscule et chaque nuit. En aucun cas le Musulman n’en est dispensé. De même le Musulman est tenu d’accomplir d’autres prières périodiques: la Prière hebdomadaire (du Vendredi), la Prière annuelle (de la Fête de Ramadhan et de la Fête du Sacrifice) ainsi que les prières ponctuelles, telles celles de l’éclipse solaire ou lunaire, du tremblement de terre etc.

Ce large éventail d’occasions auxquelles le Musulman est tenu d’accomplir la Salât (Prière) montre l’importance primordiale que le Ciel attache à cet acte d’adoration par le fait qu’  tient à ce que l’homme demeure en contact permanent avec Allah, tantôt pour Le remercier des Cadeaux de la Fête, tantôt pour s’y protéger contre la colère du tremblement de terre.

En tout état de cause les bienfaits de la Prière sont tellement nombreux qu’il faudrait des centaines de pages pour les exposer exhaustivement, mais ils sont d’autre part tellement évidents que les priants conscients et avertis peuvent les ressentir à tout moment.

Peut-être le meilleur moyen de conclure ce bref exposé sur les effets de la Prière est-il ce testament de l’Imam Ali (p) à ses Compagnons:

«Recommandez-vous mutuellement la Prière, préservez-la, accomplissez-en autant que vous pouvez, et approchez-vous d’Allah par elle, car Certes, oui, la Prière demeure, pour les Croyants une prescription à temps marqués.(16) N’avez-vous entendu des habitants de l’Enfer répondre à la question: Qu’est-ce qui vous a amenés au Saqar?(17); Nous n’étions pas de ceux qui Prient.(18) La Prière fait tomber les péchés comme tombent les feuilles des arbres. Le Saint Prophète l’a comparée à une source thermale située à la porte (la maison) de l’homme: il s’y lave cinq fois par jour. Comment une malpropreté pourrait-elle dès lors rester sur lui!? Les hommes pieux que ni l’ornement de la jouissance (de ce monde), ni l’amour des êtres qui leur sont les plus chers, leurs enfants, ni les attraits irrésistibles des biens matériels ne sauraient les distraire de la Prière, en savent eux les mérites et les vertus. Allah, qu’IL soit Glorifié dit à ce propos: «Des gens que ni le négoce ni troc ne distraient du Rappel d’Allah et de l’accomplissement de la Prière et de l’acquittement de la Zakat…».(19)

Le Messager d’Allah (P) priait jusqu’à l’épuisement depuis qu’on lui avait annoncé qu’il aurait le Paradis comme demeure éternelle, dans le verset suivant: «Commande à ta famille la Prière, et accomplis-la toi-même avec persévérance…».(20) C’est ce qu’il faisait assidûment».(21)

4-Les Prières Surérogatoires (Recommandées: Nawâfil) et l’Esprit de Volontariat

Jusqu’à présent, il était question des Prières obligatoires. Quant aux Prières recommandées, elles sont innombrables et il est difficile d’en délimiter les horaires ou les occasions de les accomplir. Elles jouent des rôles secondaires, renforcent et prolongent les effets des Prières obligatoires. Elles ont des significations spécifiques qu’il est difficile de les énumérer. Mais on peut dire en résumé qu’elles développent chez l’homme l’esprit de volontariat et le désir de perfectionnement. Lorsqu’on accomplit des prières surérogatoires, on a tendance à dépasser le stade de l’acquittement des obligations et des devoirs pour rechercher à s’approcher de plus en plus d’Allah, et s’engager dans la voie de la sublimation et de la transcendance, et de «la rivalité dans l’accomplissement de bonnes oeuvres».(22) «Et concourez au Pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (Paradis) large comme les Cieux et la terre, préparé pour les pieux».(23)

 

*******************************  Notes  *******************************

1. Voir : Sayyed Mohammad Bâqer al-Sadr :”Le Sustème des Rites en Islam”

2. Wasâ’il al-Chî’ah, tome. III, p. 54

3. Wasâ’il al-Chî’ah, tome. III, pp. 15-16

4. Al-Wasâ’il al-Chî’ah, tome III, p. 52

5. Sourate al-Nisâ’, 4: 103

6. Sourate al-‘Ankabut, 29: 45

7. Wasâ’il al-Chî’ah, tome. III, p. 4

8. ‘Uyûn akhbâr al-Redhâ, tome. X, p. 108

9. Al-Khiçâl, p. 534

10. Al-Khiçâl, p. 242

11. Sourate al-‘Ankabût, 29: 45

12. Sourate al-Ra’d, 13: 28

13. Sourate al-Baqarah, 2: 45

14. Wasâ’il al-Chî’ah, tome. III, p. 263

15. Wasâ’il al-Chî’ah, tome. III, p. 21

16. Sourate al-Nisâ’, 4: 103

17. Sourate al-Modathir, 74: 42

18. Sourate al-Modathir, 74: 43

19. Sourate al-Nour, 24: 37

20. Sourate Tâhâ, 20: 132

21. Nahj al-Balâghah, Prône No. 199

22. Sourate al-Baqarah, 2: 148

23. Sourate Âle ‘Imrân, 3: 133

 
 

REGROUPER LA PRIERE DE DHUR AVEC CELLE DE ASR  

 
  Est- ce quelqu’un pourrait me donner le charh d’un ou plusieurs savant sur ce hadith:Ibn Abbas a rapporté :” A Medine, l’Envoyé de Dieu a reuni les deux prieres du midi et du asr, celles du coucher du soleil et du soir, sachant qu’il n’y avait aucun danger ni pluie.”

Suivant une version de Waki’ : “Je demandais a Ibn Abbas: Pourquoi a-t-il fait cela ?” Il me repondit: “Afin de ne plus reduire ma communauté a la gêne.”

Sahih Moslem
Chapitre VI- Du fait de reunir deux prieres quand on est en ville.

 

Reponse :

 Salam Allaykoum wa rahmatoulah

Comme le mentionne Cheikh Ibn Baz [Majmou Fatwa vol 12 p 303] ‘il y’ a Ijma’ chez les savants concernant l’interdiction de regrouper les prières sans raisons valables.

En effet, le coran ainsi que les Hadiths authentiques démontrent qu’il est obligatoire d’accomplir les 5 prières en leurs temps fixés, et qu’il n’est pas permis de regrouper les prières du Dhor avec l’Assr et celle du Maghreb avec celle de l’Icha sans excuse Char’i, tel que la maladie, le voyage, la pluie etc..

Les horaires des 5 prières ont été montré au messager d’Allah par Djibril dans un long Hadith rapporté d’après Djabir Ibn Abdoulah et authentifié par Cheikh Al Albani dans Sunnan An-nassaî n°526 ainsi que Sunnan Tirmidhi Hadith n°150.

Ce hadith ainsi que d’autres démontre que l’heure de chaque prière ce situe entre deux limites bien déterminées. C’est pourquoi dans des conditions normales il n’est pas permis d’accomplir une salat avant ou après le laps de tems qui représente son heure fixée.

A ce propos Allah dit (sens du verset):

” Accomplissez la salat, car la salat demeure pour les croyants une prescription à des temps (heure) bien déterminées” S 4 v 103.

 

As-sa’adi [Tayassir l-Karim Rahmane Fi Tafssir Kalam l-Mannan p 199] explique ce verset en disant : ” Cela prouve que la salat à un temps [bien déterminé] et que la prière n’est valable que [si elle accomplit] en son temps approprié.”

Ibn Kathir quant à lui dit [ Tafssir l-Koran d’Ibn Kathir] : ” Ibn Abbas explique que cela signifie obligatoire. Il dit aussi que la prière a un horaire fixé tout comme le pèlerinage. Cet avis est partagé par Moujahid, Salim Ibn Abdillah, Ali Ibn Al Houssayn, Mohamed Ibn ‘Ali, As-soudi.”

Quant au hadith rapporté par Mouslim d’après Ibn Abbas, dans lequel le messager d’Allah a regroupé Dhor avec l’assr et la prière du Maghreb avec celle de l’Icha, alors qu’il était à médine :

Les savants affirment que le messager d’Allah n’a pas réalisé ce regroupement sans excuse, la base de cette affirmation repose notamment sur le fait que de nombreuses preuves tirés du coran ou de la sounnah, démontrent l’interdiction de regrouper les prières prescrites sans excuses valables, mais aussi parce qu’ Ibn Abbas a répondu lorsqu’on l’interrogea sur cet acte du prophète il répondit “Afin de lever la difficulté de dessus sa communauté”.

An-nawawi [ Charh Mouslim Vol 3] rapporte que les savants ont donnés plusieurs motifs au Djam’ du prophète :

-Certains savants ont affirmé que le messager d’Allah à procédé à ce regroupement à cause de la pluie, car en effet en cas de forte pluie le regroupement des prières est permis. Mais cette affirmation n’est pas authentique car dans une des versions du Hadith que nous avons cité plus haut, on trouve ” sachant qu’il n’y avait ni peur, ni pluie “.

-D’autres savants ont dit qu’il ne s’agit pas d’un regroupement réel [Djam’ Haqiqi] mais plutôt d’un regroupement apparent [Djam’ Sûri] des deux prières.

Cela signifie que ce qu’aurait fait le messager d’Allah, c’est de retarder la première prière jusqu’à ce qu’il reste suffisamment de temps pour l’accomplir avant la fin de son heure et il l’aurait faite à ce moment. Après quoi, il aurait prié la seconde Salât dès le début de son heure. C’est cette façon particulière qui aurait été désignée comme étant un Djam’ des deux prières.

-Enfin, un autre groupe de savant affirme que le messager d’Allah à regrouper les prières à cause d’une maladie ou bien d’une excuse semblable permettant le regroupement, afin de lever la difficulté de dessus sa communauté.

Ces savants se servent de ce hadith pour démontrer la permission d’accomplir le Djam’ en cas de maladie ou bien en cas de difficulté, empêchant de réaliser la prière en son heure.

Ce dernier avis est sans doute le plus authentique il s’agit de l’avis de l’Imam An-nawawi, de l’Imam Ahmad Ibn Hambal. Parmi les contemporains c’est l’avis adopté notamment par Cheikh Ibn Baz, ainsi que Cheikh Salih Al-Otheimine.

Cheikh Bazmoul a dit concernant le hadith d’Ibn Abbas :

” [..] Je dis : Il a été confirmé d’après Ibn Abbas, [qu’une fois] le messager d’Allah à médine avait regroupé la prière du Dhor avec celle de l’Assr, et celle du Maghreb avec celle de l’Icha, sachant qu’il n’y avait aucune peur, ni pluie.

Et quand on a demandé Ibn Abbas la raison pour laquelle le messager d’Allah avait fait cela, il a répondu : Afin de lever la difficulté de dessus sa communauté.

Les savants ont dit : Ce Hadith démontre qu’il est permis au musulman ayant une difficulté l’empêchant d’accomplir la prière en son temps, de regrouper la prière du Dhor avec celle de l’assr et celle du Maghreb avec celle de l’Icha, mais à condition qu’il ne fasse pas de cela une Habitude [c’est à dire que cela soit exceptionnel].

Donc il est permis au musulman faisant face une [réel] difficulté l’empêchant d’accomplir la prière en son temps de procéder au regroupement mais à condition qu’il ne fasse pas de cela une habitude.[..].

Source : http://majid.assalam.free.fr/Bazmoul_stains.htm  

Questions-reponses Cours N°2

Cet avis aussi celui d’Ibn Sirine, de certains compagnons de Malik et Chafi’i, c’est également l’avis adopté par Ibn Mundhiri et d’un groupe parmi les gens du Hadith, ces savants fixent deux conditions pour que la personne puisse regrouper la prière du Dhor avec celle l’Assr, et celle du Maghreb avec celle de l’Icha :

1-Qu’il y est une raison valable empêchant la personne d’accomplir la prière en son temps approprié.

2-Que cela soit à titre exceptionnel, cela signifie que la personne ne devra pas faire de cette pratique une Habitude. [ Charh Mouslim de l’Imam An-nawawi vol 3 ].


Fawaîd :

-Il est permis de procéder au Djam’ en cas de Maladie ( Métrorragie, difficulté à se purifier pour chaque prière…), de voyage, de pluie et d’un [réel] besoin.
[ Charh Siffate Salat Nabiy De Cheikh Bazmoul]

-La permission de regrouper les prières ne s’applique que pour la prière de Dhor avec celle l’assr et celle du Maghreb avec celle de l’Icha. [Charh ‘Umdatoul Ahkam Vol 1 d’Ibn Salih Al-Bassam]

-La personne peut accomplir le regroupement des prières dans l’heure d’une des deux prières. Si elle accomplit le regroupement dans l’heure de la première prière cela est appelé Djam’ Taqdim, si elle accomplit le regroupement dans l’heure de la seconde prière cela est appelé Djam’ Ta’Khir. [Charh Zad Al-Mustaqana vol 1 De Cheikh Otheimine]

 

La commission à répondu en disant :

” Malgré [les raisons ] que vous avez mentionnés, Il ne vous est pas permis d’avancer la prière de l’Icha avec celle du maghreb.

Il est obligatoire d’accomplir la prière de l’Icha aprés la disparition du “Chafaq”. Il convient au musulman de patienter et d’ésperer la récompense d’Allah dans cela, conformément à la parole d’Allah :

” La salat demeure pour les croyants une prescription à des temps (heure) bien déterminées” S 4 v 103.”


Ainsi que la genéralité des Hadiths authentiques rapportés d’aprés l’envoyé d’Allah démontrant les temps des prières “

Source : Majmou Fatawa Lajna Da-Ima Vol 8 p 132


LA PRIERE  


La prière est un pilier important de la religion, c’est d’ailleurs le deuxième pilier de la religion, c’est un lien entre le Créateur et la créature, entre le Pour voyeur et le pourvoyé.

Ne sera point délaissé celui qui demande le pardon lors de sa prosternation, ainsi que la clémence et la protection de tout ce qui peut le toucher. ش combien de pécheur a reçu avec sa demande le pardon et la clémence, et combien de pauvre a eu sa subsistance.

C’est le conseil de notre prophète Salalahu alayhi wa salam lors de sa mort, il disait :

« la prière, la prière et traitez bien vos esclaves ».

C’est la première des choses pour laquelle l’individu est jugé le jour dernier, si elle est bonne, toutes ses bonnes actions seront considérés bonnes, et si elle est mauvaise toutes ses actions seront considérés mauvaises.

Allah l’a rendu obligatoire en l’ordonnant au messager la nuit de l’ascension sans aucun intermédiaire.

C’est une expiation des péchés, le prophète dit :

 

«tout musulman qui se purifie comme cela lui a été prescrit par Allah, puis accompli ses cinq prières, elles seront une expiation de ce qui se produit entre elles »rapporté par Mouslim

d’après Othmâne (qu’Allah l’agrée)].

Celui qui ne l’accomplit pas délaisse le plus grand bien, et celui qui la délaisse acquiert le plus grand mal. Et lorsque les gens du Paradis demanderont au gens de la Géhenne sur la raison de leur entrée en Enfer, ils leurs répondront

« nous ne faisions pas partie des prieurs », voyez donc mes frères et sœurs comme le délaissement de la prière est un crime grave et odieux détesté par le Seigneur de la terre et des cieux.

L’émir des croyant Omar Ibn-Elkhattâb (qu ‘Allah l’agrée) a été poignardé, et il perdait souvent conscience à cause de sa blessure, il se faisait alors réveiller en lui disant « la prière ش émir des croyants » il se réveillait et disait : « oui, et il n’y a point de religion à celui qui délaisse la prière ».

Elle est obligatoire pour le malade conscient, debout ou assis ou sur son coté.

Accomplir la prière en groupe est une obligation légale concernant l’aveugle qui entend l’appel à la prière, qu’en est il alors des bien portants?

Un aveugle est venu au prophète Salalahu alayhi wa salam et a dit :

 

« ش messager d’Allah, je n’ai pas de guide pour me conduire à la mosquée, il l’a alors dispensé, puis en repartant il l’a rappelé et a dit : entends-tu l’appel à la prière, il a dit : oui, il lui a dit : alors répond à l’appel.»[rapporté par Mouslim].

D’après Abou-Hourayra (qu’Allah l’agrée) le messager d’Allah a dit :

 

«par celui qui détient mon âme entre Ses mains, j’ai faillit ordonner qu’on m’apporte du bois, puis j’ordonne d’appeler à la prière et délègue à quelqu’un de faire l’imâm (meneur de la prière), puis que j’aille voir des hommes qui n’assistent pas à la prière et que je brûle sur eux leurs maisons »[rapporté par El-Boukhâri et Mouslim].

Allah a ordonné de l’accomplir en groupe dans les situations les plus dures, en situation de guerre et de peur, Allah exalté a dit (ce qui signifie):

 

« Soyez assidus aux Salâ et surtout la Salâ médiane; et tenez- vous debout devant Allah, avec humilité. Mais si vous craignez (un grand danger), alors priez en marchant ou sur vos montures. Puis quand
vous êtes en sécurité, invoquez Allah comme Il vous a enseigné ce que vous ne saviez pas».

Il ne conviendrait donc pas d’être avec ceux qu’on voit dans les marchés et les cafés à l’heure de la prière, mais il nous serait plus convenable d’être avec ceux dont Allah exalté a dit (ce qui signifie):

 

« Dans des maisons (des mosquées) qu’ Allah a permis que l’ on élève, et où Son Nom est invoqué; Le glorifient en elles matin et après-midi, des hommes que ni le négoce, ni le troc ne distraient de l’ invocation d’ Allah, de l’ accomplissement de la Salâ et de l’ acquittement de la Zakâ, et qui redoutent un Jour où les cœurs seront bouleversés ainsi que les regards. ».

Qu’Allah nous aide tous à accomplir ce qu’il agrée. Wassalâm.

Source : Issu de la brochure rédigée par le comité chargé de recommander le bien et réprouver le mal à Djeddah.
Traduit par Abou-abdillâh El-wahrâni
Equipe Alminhadj.com
 
 

Apprendre la prière en image  


 
 

La prière de nuit pendant le mois de Ramadhân  

Extrait de :  La prière de nuit pendant le mois de Ramadhân

La prière de nuit pendant le mois de Ramadan

Le mérite de passer les nuits du mois de Ramadhân en prière

1. A ce sujet, il nous est parvenu deux hadiths :

– Le premier hadith :

Abu Hurayra * a dit : « L’Envoyé d’Allah * incitait (les musulmans) à veiller les nuits de Ramadhân en prière, sans pourtant en faire une obligation, et il disait :

« Celui qui veille en prière les nuits de Ramadhân avec foi et en espérant (la récompense d’Allah), tous ses péchés antérieurs seront pardonnés ».

L’Envoyé d’Allah * mourut alors que les musulmans ne faisaient pas cette prière en commun. C’est resté ainsi sous le califat d’Abû Bakr * et le début du califat de ‘Umar *. [Rapporté par Muslim et d’autres ; Al-Bukhârî en a rapporté uniquement le Marfû’ (ce qui est attribué au Prophète *). Il est cité dans Al-Irwâ’ (4/14/906) et dans Sahîh Abî Dâwûd (1241)]

– Le second hadith :

Amr ibn Murra Al-Juhanî a rapporté : « Un homme de (la tribu de) Qudhâ’a vint voir l’Envoyé d’Allah et lui dit :

« Ô Envoyé d’Allah ! Que penses-tu si j’atteste qu’il n’y a pas de divinité (digne d’adoration) excepté Allah et que tu es le Messager d’Allah, que j’accomplis les cinq prières, que je jeûne le mois (du Ramadhân), que je veille les nuits de Ramadhân (en prière) et que je m’acquitte de la Zakât (l’aumône légale) ? »

Le Prophète dit alors :

« Celui qui meurt ainsi sera parmi les véridiques et les martyrs. » [Rapporté par Ibn Khuzayma, Ibn Hibbân dans leur Sahîh (recueil des hadiths authentiques) et par d’autres avec une chaîne de rapporteurs authentique. Voir mon commentaire sur Sahîh Ibn Khuzayma (3/340/2262) et mon Sahîh ut-Targhîb (1/419/993).]

La nuit du Destin (Laylat ul-Qadr) et sa date

2. La meilleure des nuits du mois du Ramadhân est la nuit d’Al-Qadr (litt. nuit de la valeur), selon la parole du Prophète * :

« Celui qui veille en prière la nuit d’Al-Qadr (et parvient à la prier à sa date exacte) avec foi et en espérant la récompense d’Allah, tous ses péchés antérieurs seront pardonnés »

[Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim et d’autres selon Abu Hurayra. Ahmad l’a rapporté (5/318) selon ‘Ubâda ibn us-Sâmit. Ce qui est entre parenthèses est dans la version d’Ahmad et dans la version de Muslim selon Abu Hurayra.]

[N.B. J’ai cité, dans la première édition de ce livret, à la fin du hadith l’expression « et (ses péchés) à venir », en tenant compte de l’authentification d’Al-Mundirî et d’Al-‘Asqalânî et d’autres. Puis, Allah m’a facilité le fait de rassembler les différentes voies de ce hadith et ses versions selon Abu Hurayra et ‘Ubâda. Après une longue étude de ces voies — que je n’ai vue nulle part ailleurs — il m’est apparu que ce rajout est marginal (Châdb) dans la version d’Abû Hurayra, et rejeté (Munkar) dans la version de ‘Ubâda ; et que ceux qui les ont jugés bons, se sont trompés en se limitant à l’état apparent de sa chaîne de rapporteurs sans toutefois, étudier ses différentes versions. J’ai rapporté cela dans une longue étude que j’ai faite dans mon Silsilat ul-Ahâdîth id-Dhatfa (no. 5083). C’est la raison pour laquelle je n’ai pas mentionné ce rajout lorsque j’ai cité le hadith d’Abû Hurayra dans mon Sahîh at-Targhîb wat-Tarhîb (982), et je n’ai pas cité le hadith rapporté par ‘Ubada contrairement à l’original du At-Targjhîb. Allah le Très-Haut est le Garant du succès.]

3. La nuit d’Al-Qadr est la 27ème nuit du mois du Ramadhân selon l’avis le plus sur, et selon la majeure partie des hadiths à ce sujet, tel que le hadith rapporté par Zirr ibn Hubaych qui a dit :

« J’ai entendu ‘Ubay ibn Ka’b dire qu’Abdullah ibn Mass’ûd disait : « Celui qui veille (les nuits de) l’année entière (en prière), il atteindra la nuit d’Al-Qadr ! ». Puis ‘Ubay dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde (à ibn Mass’ûd), il voulait que les gens ne délaissent pas les bonnes œuvres. Par Allah, il n’y a pas d’autre divinité que Lui, la nuit d’Al-Qadr se trouve au mois de Ramadhân (tout en jurant sans dire : « Inchâ’Allah »). Par Allah ! Je sais très bien avec quelle nuit elle coïncide. C’est la nuit que l’Envoyé d’Allah * nous a ordonné de passer en prière. C’est la vingt-septième nuit et on la reconnaît au fait que ce matin-là (qui suit cette nuit), le soleil se lève clair, sans rayon. »

Dans une autre version, ‘Ubay ibn Ka’b attribue ses propos au Prophète. [Rapporté par Muslim et d’autres. J’ai rapporté l’étude de son authenticité dans Sahîh Abî Dâwûd (1247)]

La légitimité de faire la prière (Qiyâmu Ramadhân) en commun

4. L’accomplissement du Qiyâmu Ramadhân en commun est permis. Il est même meilleur que l’accomplissement individuel, parce que le Prophète * l’a fait et a montré son mérite, dans le hadith d’Abû Dharr * qui a dit :

« Nous avons jeûné le mois de Ramadhân avec l’Envoyé d’Allah *, et il ne présida à aucune prière (at-Tarâwîh) en commun, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que sept jours (du mois de Ramadhân), alors (cette nuit-là) nous priâmes derrière lui pendant le premier tiers de la nuit. La sixième nuit (avant la fin du mois), il ne présida pas à la prière (at-Tarâwîh). La cinquième nuit (avant la fin du mois), nous priâmes derrière lui pendant la première moitié de la nuit. Je lui dis : « Ô Envoyé d’Allah ! Et si nous priions cette nuit entière derrière toi ? » II me dit : « L’homme qui prie derrière l’imam jusqu’à ce que celui-ci termine, aura la récompense de celui qui a veillé la nuit entière en prière. »
La quatrième nuit (avant la fin du mois), nous ne priâmes pas en commun. Quant à la troisième nuit (avant la fin du mois) [C’est-à-dire la vingt-septième nuit qui est la nuit du Destin selon l’avis le plus pertinent ; c’est la raison pour laquelle le Prophète * a rassemblé ses femmes et la présence des femmes est recommandée cette nuit-là.], le Prophète rassembla sa famille, ses femmes et les gens, et nous priâmes derrière lui jusqu’à ce que nous eûmes peur de manquer le Falâh. » — Je lui demandai : « Qu’est-ce que le Falâh ? » Abu Dharr me dit : « As-Suhur (le repas d’avant l’aube). Ensuite, jusqu’à la fin du mois, nous ne priâmes plus en commun. » [Hadith authentique. Rapporté par Abu Dâwûd (1/217) ; At-Tirmidhî (2/72-73) qui l’a authentifié ; An-Nassâ’î (1/238) ; Ibn Mâjah (1/397) ; Ibn Abî Chayba dans son Musannaf (2/9Q/2) ; At-Tahâwî dans Charh Ma’âni il-Âthâr (1/206) ; Ibn Nasr (p. 89) ; Al-Faryâbî (71/1-72/1) et Al-Bayhaqî (2/494). Son Isnâd est Sahîh (authentique). Je l’ai cité dans Sahîh Abî Dâwûd (1245) et Al-Irwâ’ (447).]

La raison pour laquelle le Prophète * n’a pas prié le Qiyâmu Ramadhân en commun de manière continue

L’Envoyé d’Allah * n’a pas présidé la prière du Qiyâmu Ramadhân, en commun (à la mosquée), pendant le reste du mois de peur que cette prière devienne une obligation, et que les musulmans ne puissent pas l’assumer. Cette raison est donnée dans le hadith rapporté par ‘A’îcha et mentionné dans les deux Sahîhs [d’Al-Bukhârî et de Muslim] et dans d’autres recueils de hadiths.

[Voir son contenu dans mon livre Salât ut-Tarâwîh (p. 12-14), et ses références sont : rapporté par Al-Bukhârî (3/8-10 et 4/203-205) ; Muslim (2/177-178-188-189) ; Abu Dâwûd (1/217) ; An-Nassâ’î (1/238) ; Al-Faryâbî (As-Siyâm : 73/2, 74/1, 75/1) ; Ibn Nasr et Ahmad (6/61-169-177-182-232-267).]

Cette crainte a disparu à la mort du Prophète *, après qu’Allah ait parachevé la religion et la législation. Par la suite, il n’y avait donc plus lieu de s’abstenir d’accomplir le Qiyâmu Ramadhân en commun. La règle antérieure, c’est-à-dire le fait que prier en commun soit autorisé, reste. C’est la raison pour laquelle ‘Umar * l’a rétablie comme cela est rapporté dans Sahîh ul-Bukhârî et d’autres recueils de hadiths.
[Voir le commentaire d’Ibn ‘Abdul-Barr et d’autres (savants) dans Salât ut-Tarâwîh (p.49-52), et ses références sont : rapporté par Mâlik dans Al-Muwatta’ (1/136-137), et par la même voie : Al-Bukhârî (4/230) et Al-Faryâbî (73/2, 74/1-2). L’ont rapporté aussi : Ibn Abî Chayba (2/91/1) sans la phrase « Quelle belle innovation ! » ; Ibn Sa’d (5/42) ; Al-Faryâbî d’une autre voie que celle de Mâlik (74/2) avec la phrase « Si ceci est une innovation, comme elle est belle ! ». Les rapporteurs de cette chaîne sont sûrs, excepté Nawfal Ibn lyyâss. Al-Hâfizh a dit à son propos : « II (Nawfal) est acceptable, c’est-à-dire : lorsque son récit coïncide (avec un autre récit : Mutâba’a), sinon il manque de rigueur (Layin) dans le hadith. »]

La légitimité de faire la prière du Qiyâmu Ramadhân en commun pour les femmes

II est recommandé aux femmes d’assister aux prières du Qiyâmu Ramadhân, comme le signale le hadith sus-mentionné rapporté par Abu Dharr ; il est même autorisé de leur désigner leur propre imam, autre que celui des hommes. On rapporte de manière sûre que, lorsque ‘Umar a rassemblé les musulmans derrière un seul imam pour la prière du Qiyâmu Ramadhân, il a nommé ‘Ubay Ibn Ka’b, imam pour les hommes, et Sulaymân ibn Abî Hathma, imam pour les femmes. [Rapporté par Al-Bayhaqî (2/494) ; ‘Abdur-Razzaq dans son Musannaf (4/258/8722) et Ibn Nasr dans Qiyâmu Ramadhân (p. 93).]

‘Arfaja Ath-Thaqafî a dit :

«’Alî Ibn Abî Tâlib (le 4ème calife), ordonnait aux gens de veiller les nuits du mois de Ramadhân (en prière) et nommait pour les hommes un imam et pour les femmes, un (autre) imam. » ‘Arfaja a dit : « J’étais l’imam des femmes. » [Rapporté par Al-Bayhaqî (2/494) et Ibn Nasr dans Qiyâmu Ramadhân (p. 93). Ibn Nasr a utilisé ce hadith et le précédent pour prouver (à la p. 95) ce que nous avons mentionné.]

Je [Al-Albânî] dis : Cela est faisable si la mosquée est grande, afin que l’un ne perturbe pas l’autre (pendant la récitation).

Le nombre des Rak’ât du Qiyâmu Ramadhân

7. Le nombre des Rak’ât du Qiyâmu Ramadhân est de onze. Et nous sommes d’avis de ne pas dépasser ce nombre, conformément à la pratique du Messager d’Allah *, lequel ne l’a pas dépassé jusqu’à sa mort. On a interrogé ‘A’îcha (que Dieu soit satisfait d’elle) au sujet de la prière (du Prophète *), pendant le mois de Ramadhân, et elle répondit :

« Le Messager d’Allah ne priait jamais, pendant le mois du Ramadhân ou en dehors, plus de onze Rak’ât. Il en priait quatre, et ne me demande pas (de te décrire) leur perfection et leur longueur ! Puis, il en priait quatre, et ne me demande pas [(de te décrire) leur perfection et leur longueur ! Et enfin, il en priait trois. » [Rapporté par Al-Bukhârî (3/25, 4/205) ; Muslim (2/166) ; Abu ‘Awâna (2/327) ; Abu Dâwûd (1/210) ; At-Tirmidhî (2/302-303) ; An-Nassâ’î (1/248) ; Mâlik (1/143) et par la même voie, Al-Bayhaqî (2/495-496) et Ahmad (6/36, 73, 104). Il est cité dans Salât ut-Tarâwîh (p. 20-21) et Sahîh Abî Dâwûd (1212).]

8. Mais, on peut en prier moins que onze, et même se contenter de la seule Rak’a du Witr, en suivant ainsi la pratique du Prophète *, et ses ordres.
Concernant sa pratique *, la preuve est que l’on a demandé à ‘Â’îcha (que Dieu soit satisfait d’elle) :

« Combien de Rak’ât le Messager d’Allah * faisait-il au Witr ? Elle répondit :

« II faisait au Witr quatre Rak’ât plus trois, ou six plus trois, ou dix plus trois. Et il ne priait pas le Witr en moins de sept et pas en plus de treize (Rak’ât). »

[Je dis : II faut tenir compte (dans ce nombre de 4) des deux Rak’ât surérogatoires d’après la prière de ‘Icha ou les deux Rak’ât légères par lesquelles le Prophète * commençait la prière nocturne. C’est l’avis d’Al-Hâfizh [Ibn Hajr]. Voir Salât ut-Tarâwîh (p. 19-20).]

[Hadith rapporté par Abu Dâwûd, Ahmad et d’autres. Sa chaîne de rapporteurs est bonne (Jayyid). Il a été authentifié par Al-‘Irâqî. Je l’ai cité dans Salât ut-Tarâwîh (p. 98-99) et Sahîh Abî Dâwûd (1233).]

Concernant ses ordres *, on peut se référer au hadith :

« La (prière du) Witr est un rite justement établi par Allah ; celui qui veut l’accomplir, qu’il prie cinq Rak’ât, ou trois Rak’ât, ou bien une seule. » [Rapporté par At-Tahâwî, Al-Hâkim et d’autres. C’est un hadith dont la chaîne de rapporteurs est authentique comme l’ont déclaré plusieurs imams (érudits et savants). Il existe un autre hadith qui le confirme (Shâhid) contenant un complément (Ziyâda) rejeté (Munkara), comme je l’ai montré dans Salât ut-Tarâwîh. (p. 99-100).]

La récitation [du Coran] dans le Qiyâm

9. Le Prophète n’a pas fixé * de limite minimale ou maximale dans la récitation de la prière nocturne (surérogatoire) du Qiyâmu Ramadhân ou en dehors du Ramadhân. La récitation du Prophète * différait en longueur d’une prière à une autre. Parfois, il récitait dans chacune des Rak’ât autant (de versets) que la sourate Al-Muddathir [Sourate 74.] laquelle contient 20 versets [Authentique. Rapporté par Ahmad et Abu Dâwûd avec un Isnâd authentique.], et parfois, il récitait une cinquantaine de versets. [Rapporté par Al-Bukhârî et Abu Dâwûd.]

Le Prophète * a dit :

« Celui qui prie la nuit [en récitant] cent versets ne sera pas compté parmi les insouciants. » [Rapporté par Ad-Dârimî et Al-Hâkim lequel l’a déclaré Sahîh (authentique). Adh-Dhahabî a approuvé son jugement.]

Et dans un autre hadith :

« (Celui qui prie en récitant)… deux cent versets, sera inscrit parmi les (gens) droits et sincères. » [Rapporté par Ad-Dârimî et Al-Hâkim lequel l’a déclaré Sahîh (authentique). Adh-Dhahabî a approuvé son jugement.]

Le Prophète * a récité en une seule nuit, alors qu’il était malade, les sept sourates les plus longues : La Vache, La Famille d’Imrân, Les Femmes, La Table Servie, Les Bestiaux, Al-A’râf et Le Repentir. [Rapporté par Abu Ya’la et Al-Hâkim lequel l’a déclaré Sahîh (authentique), et Ad-Dhahabî a approuvé son jugement. ]

Dans l’histoire de la prière de Hudhayfa ibn ul-Yamân * derrière le Prophète *, celui-ci a récité dans une seule Rak’a la sourate La Vache, puis la sourate Les Femmes et enfin la sourate La Famille d’Imrân. Il récitait très lentement, verset par verset. [Tous les hadiths précédents sont authentiques et sont cités avec leurs références dans Sifatu Salâti in-Nabîyi (p. 117-122).]

On rapporte par un Isnâd des plus authentiques que lorsque ‘Umar * a ordonné ‘Ubay Ibn Ka’b de présider la prière du Qiyâmu Ramadhân en onze Rak’ât, ‘Ubay * récitait des sourates d’une centaine de versets à tel point que les gens, derrière lui, s’appuyaient sur des bâtons (de fatigue).

 

One thought on “PRIERE

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s